Chartres LE VOILE DE LA VIERGE

Publié le par Remigin07

LE VOILE DE LA VIERGE

Dès le IVe siècle, Chartres est un siège épiscopal (elle abrite la cathèdre, siège de l'évêque.) A partir de cette date, le culte marial ne cesse de s'accroître: on y vénère une statue, la Vierge noire, d'origine mystérieuse et aujourd'hui détruite. Plus tard, le voile de la Vierge vient compléter ces objets de dévotion. (Cette relique de la Vierge fût offerte par la reine de Constantinople à Charlemagne, et Charles le Chauve en fit présent à la cathédrale en 876).

L'un des objets matériels que vénèrent les pèlerins est la relique connue autrefois sous le nom de "chemise" et aujourd'hui sous celui de "voile" de Notre-Dame, donnée à l'Église de Chartres, vers 876, par Charles le Chauve. On s'est demandé si c'est en raison du pèlerinage que la relique a été donnée à la cathédrale, ou si c'est à la relique que le pèlerinage doit son existence. Faute de renseignements, la question est insoluble, mais on ne peut mettre en doute que la célébrité de la relique ait grandement contribué au développement du pèlerinage. 

Enfermée vers l'an mille dans une châsse qui resta close jusqu'en 1712, la relique passa pour une chemise (car clos et invisible); lorsque Mgr de Mérinville en fit la reconnaissance, on constata avec étonnement qu'elle consistait en une pièce d'étoffé de soie écrue, parfaitement unie, large entre les deux lisières de 0.46cm et longue d'environ 5. 35m. 

Dès le XIIe s., et sans doute avant, la "sainte châsse" était conservée au retable du maître-autel; les pèlerins y accédaient pour la vénérer et rapportaient de Chartres, comme objets de dévotion, soit de véritables chemises, destinées surtout aux gens de guerre ou aux futures mères, soit de petits insignes en forme de "chemisette", encore en usage [c.551] aujourd'hui.

La relique fut morcelée et dispersée en 1793. Le trésor de la cathédrale en récupéra depuis plusieurs morceaux, dont un long de plus de 2m., qui fut mis dans une nouvelle châsse. L'étoffé, examinée en 1927 par M. d'Hennezel, conservateur du musée des tissus de la chambre de commerce de Lyon, peut remonter à l'époque à laquelle la tradition l'attribue.

D'imposantes fêtes mariales, avec exposition du "voile de Notre-Dame," furent célébrées en 1927
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