Champs Elysées Avenue, LE LUXE SUR LES CHAMPS ELYSEES
LE LUXE SUR LES CHAMPS ELYSEES
L'avenue a longtemps servi d'adresse aux marques de luxe. Si certaines avaient eu tendance à déserter dans les années 1970, la plupart sont revenues. Les compagnies aériennes elles ont presque toutes disparues mais la plupart des marques automobiles y disposent d'un espace d'exposition souvent couplé à un bar ou à un restaurant. Les restaurants et les cinémas contribuent d'ailleurs fortement à la fréquentation de l'avenue. Les cinémas, 29 salles, dont l'essentiel de la programmation est en version originale y organisent des premières. Pour beaucoup d'enseignes, une installation sur les Champs présente un double intérêt : publicité par l'emplacement mais aussi fortes ventes par la fréquentation.
Avenue des Champs-ÉlyséesLes commerçants de l'avenue sont regroupés dans une association, le Comité des Champs-Élysées, créé en 1860 sous le nom de Syndicat d'initiative et de défense des Champs-Élysées, qui a pris son nom actuel en 1980. Cette association a pour objectif de maintenir une image prestigieuse de l'avenue. Pour y parvenir, le comité intervient auprès des autorités locales pour obtenir des mesures favorisant l'embellissement des lieux (éclairage, décorations, etc.) et l'activité commerciale (horaires d'ouverture des magasins, qui par dérogation sont beaucoup plus étendus qu'ailleurs à Paris et en France). De plus, ce comité a un rôle consultatif sur les demandes d'installation de sociétés ou de commerces dans l'avenue. Les nouveaux venus doivent donc être cooptés par le comité, qui décide si leur installation préservera le prestige de l'avenue mais le comité ne peut empêcher certaines enseignes de s'installer comme ce fut le cas pour les chaînes de restauration rapide. Le président du comité est actuellement M. Jean Deleplanque et son vice-président M. Gutten élus par le bureau du comité.
Prestigieuse et luxueuse, mais aussi populaire, l'avenue des Champs-Élysées est donc très chère. Les prix de l'immobilier y sont tels que très peu de personnes y habitent, et les étages supérieurs des immeubles de l'avenue sont généralement occupés par des bureaux. On peut cependant noter que les prix ne sont pas uniformes. Par exemple le côté nord (à droite en montant) est plus cher car mieux exposé au soleil et plus fréquenté que le côté sud, où les vitrines sont dans l'ombre des bâtiments, mais depuis quelques années les prix ont tendances à se rapprocher, le coté Sud ayant été choisi par des marques telles que Lancel, Lacoste, Hugo Boss, Louis Vuitton, Nike, Ladurée et le nouveau palace Parisien le "Fouquet's Barrière". Du point de vue du coût de l'immobilier, l'avenue des Champs-Elysées est un des emplacements les plus chers du monde. Le montant élevé des loyers nuit à la diversité commerciale ; les magasins de textile, et celles dites de luxe, font partie des rares commerce à pouvoir les absorber, mais selon une étude commandée par la Ville de Paris, 39 % des 332 magasins de l'avenue sont dévolus au textile (y compris les commerces des galeries commerciales sans quoi ce chiffre est inferieur et se rapproche de 20%). "C'est un maximum, souligne Mme Cohen-Solal. Au-delà, il n'y a plus de diversité commerciale.[1] De même, il ne reste plus que 7 cinémas (40 écrans) fin 2006 contre 13 en 1985 avant la fermeture annoncée de l'UGC Triomphe, qui connaît un succès public, mais est déficitaire à cause de la pression des loyers. D'autres activités culturelles pourraient être menacées.