Bercy HISTORIQUE

Publié le par Remigin07

Bercy,

Son histoire

 

 

Bercy-014--1280x768---320x200-.jpgL’origine du mot Bercy est Insulla Bercilliis pour désigner une terre donnée par le roi Louis 6 Le Gros au couvent des Bénédictines de Montmartre. C’est en 1134. Il s’agissait d’une île entre la Seine et un étang devenu la Fosse au 15ème siècle.

 

Au 12ème Siècle, une seigneurie : la Grangiam de Bercix. Bercix devient Mercix puis Merciers ce qui aboutit à la grange aux Merciers située à l’actuelle rue Nicolaï (nom d’un maire du village de Bercy de 1821 à 1830).

La seigneurie était composée d’un hôtel particulier et de ses dépendances.

 

Au 14ème Siècle est mantionné une tour appelée Turrim Berciaco. Elle était placée sur une terre privée dont il était écrit : « nul étranger ne peut ni doit aller pour pâturer, sous peine de l’amende et d’être pris et mené prisonnier en la tour dudit Bercy.

La tour était incluse dans un ensemble appelé hôtel de Bercy et composé d’une cour, un grand hôtel, un manoir, une cave, un four, un colombier, une grange, des étables, une bergerie, un pressoir le tout enclos d’un mur. Il s’agissait en fait d’un fief seigneurial avec sa geôle.

 

Les deux domaines ou seigneuries sont réunies en 1624.

L’histoire mouvementée du 17ème Siècle n’épargne pas le domaine :

1649 : terres dévastées par la fronde (prince de condé et ses troupes coupent à travers champs et passent par les jardins et les vignes.

1652 : encore envahit, mais cette foie, les frondeurs détruisent tout (jardins et vignes).

 

C’est aussi au 17ème Siècle que l’héritier des terres, Charles Henri de Malon 1er décide de détruire le vieux manoir fortifié pour y construire un château sur les plans de François Le Vau sans doute et d’un parc clôturé. En 1658, le domaine est célèbre pour le faste architectural et la riche décoration de sa façade.

 

2 mots sur Charles Henri de Malon 1er : il siège au Grand Conseil et est considéré comme un homme original, qui n’a pas que des qualités puisque Molière s’en inspire pour les personnages de Cléante et d’Harpagon dans l’Avare.

 

Charles Henri 1er meurt à la fin du siècle et son château n’est pas terminé ce qui lui confère un côté féodal avec entre autre 2 fossés.

Son fils reprend le flambeau et en fait une demeure somptueuse avec des appartements somptueux, une terrasse, caractéristique du jardin à la française, style du jardin. Il fait déplacer la rue ou chemin menant de Paris à Charenton pour être plus au calme « éloigné du bruit des voitures et des passants » et ajoute des dépendances au château.

A sa mort, le domaine est abandonné aux quatre vents. Les parisiens y viennent se promener mais l’édifice tombe en ruine.

 

Au 18ème Siècle, les héritiers confie la restructuration du domaine à l’architecte du roi : J. de La Guépière qui réaménage le potager et le jardin. Il repense également la distribution des pièces qu’il décore de boiseries. C’est un édifice caractéristique du 18ème Siècle ou du style Louis 15 avec une différente fonction attribuée à chacune : la salle à manger, , petit salon, salon de musique, grand cabinet d’assemblée…et une salle de spectacle avec un foyer.

Charles Henri de Malon II est intendant des finances pendant la Régence mais il tombe en disgrâce pour avoir magouillé après avoir épousé la fille de Desmaretz (contrôleur général des finances). Il est brocardé par les chansonniers : « Que le Desmaretz soit pendu, Que le Bercy dans l’or fondu satisfasse son avarice, et que, malgré l’horreur de son supplice, il meurt après l’avoir rendu »

Chassé, il part en Normandie, mais revient et continue jusqu’à sa mort à embellir sa propriété. Il meurt en 1742. Cependant, le domaine reste dans les mémoires comme étant un lieu de fêtes, de plaisirs avec entre autres des représentations théâtrales.

 

Son fils est sauvé pendant la Révolution par un domestique qu’il avait pris sous son aile : Tallien.

Une fabrique de papiers peints appartenant à un ami de Robespierre s’y installe. Lui-même vient s’y reposer.

 

Après la révolution française, le parc est couvert de champs agricoles. Le château est complètement abandonné.

En 1842, les fortifications de Thiers l’ampute de 10 hectares à l’Ouest, la ligne de chemin de fer Paris Lyon passe à quelques mètres du perron de la demeure. Et en 1861, 92 hectares sont vendus à la ville de Paris pour agrandir le bois de Vincennes, le reste du domaine est acheté par une société immobilière.

 

Cette même année 1861, le château et tout ce qu’il y a à l’intérieur est revendu lors d’une vente aux enchères à laquelle participent Napoléon III et l’impératrice. Aujourd’hui, on peut voir le dernier vestige du domaine, des constructions de Guépière à Charenton Le Pont rue du Petit Château, soit la basse cour, soit l’écurie.

 

Aussi, dès le 17ème Siècle, il est de bon ton d’avoir une maison avec jardin sur les bords de Seine. La route qui longe le fleuve se peuple alors de 13 demeures depuis la Rapée, sur le chemin de halage menant aux carrières de Conflans.

 

Sur ce chemin, 2 domaines importants pour la suite de l’évolution du quartiers sont bâtis : le petit château et le petit Bercy.
Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
S
even more depth are going to be offered for you to thriving customer.
Répondre