Jeanne d'Arc

Publié le par Remigin07

L'heure de Jeanne d'Arc

 

 

Qui est Jeanne d’Arc ?

 

Jeanne d’Arc est une jeune fille qui habite à Domrémy, un petit village dans la Meuse. A l’époque la Meuse, et Domrémy, n’appartenaient pas aux territoitres du dauphin Charles, mais ils étaient situés en plein Duché de Bourgogne.

 

 

Le contexte historique :

 

On se trouve au plein milieu de la Guerre de 100 ans, une guerre entre les Français et les Anglais. 100 ans plus tôt, il y avait un problème de succession du roi Philippe le Bel; la France a choisi pour roi son neveu Philippe, comte de Valois et pas son petit fils, Edouard III d'Angleterre. Les Anglais occupent donc les territoires français, tels que tout le nord du pays (Normandie), la Guyenne et ils contrôlent Paris. La dynastie anglaise est assurée de régner en France depuis le traité de Troyes en 1420.

 

Au moment où Jeanne intervient la situation n’a jamais été aussi critique. Les Français sont divisés en 2 camps :

·        Les Bourgignons avec leur chef puissant, Philippe le Bon, duc de Bourgogne qui a choisi l’alliance avec les Anglais.

·        Les Armagnacs qui soutiennent le dauphin Charles (le futur Charles VII) qui a été déshérité: son père Charles VI le Fou a signé le traité de Troyes en 1420 au profit des descendants de sa fille Catherine de France et le roi d'Angleterre, Henri V.

Ils ont pour chef Charles, le duc d’Orléans qui a été captivé et détenu par les Anglais pendant 25 ans.

Les Bourgignons sont plus forts que les Armagnacs.

 

 

...et Jeanne vînt:

 

Jeanne vit dans une ambiance troublée. Quand les habitants de Domrémy sont en danger (les troupes anglaises s'approchent), ils s'enfuient à Neufchâteau. C'est apparemment ici, à Neufchâteau, qu’elle entend les «Voix» pour la première fois (les voix de Saint-Michel-Archange, de Sainte-Catherine et Sainte-Marguerite). Ces «Voix» lui disent de chasser les Anglais de France et de faire sacrer le roi à Reims. «Elles» lui disent surtout d’aller rencontrer le capitaine de Vaucouleurs, Robert de Baudricourt, qui l’amenera vers le dauphin (Robert de Baudricourt est pour le dauphin et contre les Bourgignons).

 

Le capitaine repousse Jeanne plusieurs fois mais finalement il cède. Il accepte de l'amener chez le dauphin. Ils se mettent en route pendant 11 jours pour rencontrer Charles à Chinon.

Mais Charles était très réticent de la reçevoir. Sa réputation était entachée, il est déshérité par le traité de Troyes.

 

 

....Louis de Bourbon, comte de Vendôme et de Chartres, grand maître de l'hôtel du roi, attend Jeanne. Ayant franchi la porte à doubles vantaux bardés de fer, celle-ci a devant elle, à moins de cent mètres, la longue façade du Grand Logis. Derrière son guide, elle monte les dix-huit degrés de pierre du perron monumental et soudain se trouve au seuil de la salle éclairée par cinquante torches « sans compter la lumière spirituelle », dira Jeanne plus tard. Dans cet espace de quatre-vingt-dix pieds sur cinquante, trois cents gentilshommes se pressent pour la regarder. Les huissiers, selon la coutume aulique encore en vigueur, donnent des coups de verge sur les têtes et fraient un passage à la jeune fille. L'acier poli des cuirasses des guerriers, les brocarts d'or et de soie des conseillers du roi étincellent aux lumières. Entre deux fenêtres, les dames de la cour entourent les reines: la belle-mère du roi, la reine Yolande d'Aragon et la reine Marie d'Anjou, femme de Charles VII; elles sont coiffées de hennins – ces étonnants cornets pointus dont les dames s'accomodaient alors le plus naturellement du monde.

Jeanne regarde...Elle ne se dirige pas vers le comte de Clermont qui se trouve devant l'estrade royale, mais vers un gentilhomme très simplement vêtu et qui, volontairement, se dissimule dans un groupe.

«Je reconnus le roi sans l'avoir jamais vu parmi ceux qui l'environnaient, au moyen d'une vision que j'eus à ce moment accompagnée d'une clarté. »

« A la distance d'une lance », elle s'agenouille:

-         Dieu vous donne longue vie, gentil dauphin!

-         Ce n'est pas moi, dit le roi en montrant le comte de Clermont.

-         En nom Dieu, c'est vous qui l'êtes et non un autre.

Il y eut une silence. Un extraordinaire pouvoir émanede cette simple fille. La voix claire et douce de Jeanne s'élève de nouveau:

-         Gentil dauphin, j'ai nom Jehanne la Pucelle et suis venue avec mission de donner secours à vous et au royaume et vous mande le roi des Cieux par moi, que vous erez sacré et couronné à Reims et que vous serez le lieutenant du roi des Cieux qui est roi de France. Mettez-moi en besogne et le pays sera bientôt soulagé. Vous recouvrerez votre royaume avec l'aide de Dieu et par mon labeur.

Charles, déjà ému, fait un signe. On s'écarte et il entraîne Jeanne vers l'encoignure d'une fênetre. La conversation dura une heure. Nous n'en connaissons que la dernière phrase – Jeanne la répétera plus tard à son confesseur – mais elle suffit pour nous donnerle sens de l'entretien:

-         De la part de Dieu, je vous dis que vous êtes vrai héritier de France et fils du roi.

Jeanne a su apaiser le doute qui torturait le roi. Elle lui apporte la réponse qu'il avait implorée à Loches en cette nuit du 1er novembre 1427. Elle a donné au Prince son signe et pansé la blessure secrète du fils d'Isabeau de Bavière la dévergondée.

Le roi Charles se tourne vers ses gentilhommes. Son visage est bouleversé, des larmes coulent de ses yeux. Il regarde l'assistance qui depuis une heure attendet sent confusément que quelque chose de grand se joue entre ce pauvre être disgracié par la nature et cette claire jeune fille qui ressemble à un ange...

Jeanne prend la main de Charles et le conduit jusqu'au milieu de la pièce. Le roi « rayonne de joie », nous dit un assistant. La voix étranglée par l'émotion il avoue que « la Pucelle lui a confié un secret inconnu et ne pouvant être connu que de Dieu seul. »...

 

 

MAIS: Le dauphin veut être sur que Jeanne est sincère par rapport à ce qu'il a entendu d'elle. Comme à cette époque le mensonge est considéré comme un crime  , il la soumet à un examen de virginité et à un entretien particulier réalisés par les théolegiens du Parlement et de l’Université de Paris. Tout ça aura lieu à Poitiers.

 

Apparemment c’est à ce moment-là qu’elle fit ces 4 prédictions.

  1) Les Anglais lèveront le siège d’Orléans.

2)    Le roi sera sacré à Reims.

3)    Paris sera reprise par Charles VII

4)    Le duc d’Orleans sera libéré par les autorités anglaises.

 

Le résultat de cet examen est positif: Jeanne est vraiment vierge. Le dauphin donne feu vert aux opérations militaires. Il lui confie une armée, on commend une armure et sur son étendard il y a une fleur de lys et l'inscription « Jhesus Maria ». Mais elle refuse de fabriquer une épée. Elle en a trouvé une enterrée dans le cœur de l’église à Saint-Catherine-de Fierbois.

Le but est Orléans. Bien que l’opération militaire se passe très bien, Jeanne est blessée. Elle soigne ses blessures avec du lard et l'huile d'olive.

Orléans est libéré des Anglais. Cette victoire fait de Jeanne d'Arc une vraie heroïne. La nouvelle est repandue du nord au sud, par les marchands de Brugges à Venise.

Le prochain but de Jeanne est celui de faire sacrer le roi à Reims, mais Charles ne veut pas continuer les batailles. Il est juste content avec la libération d'Orléans. En plus, « les Généreaux d'Etat » veulent que Jeanne libère la Normandie. Mais Jeanne arrive à convaincre le dauphin. Il cède et le prochain but est de le sacrer à Reims.

Pour y arriver Jeanne est obligée de passer par la campagne de la Loire dirigée par le Duc d'Alençon. C'est une territoire bourgignon et elle libère plusieurs villages de leur occupation (Beaugency, Patay, Auxerre, Troyes,...).

L'entrée dans la ville de Troyes est très difficile (le 4 juillet). Le généreaux de la ville se réunissent pour discuter de cette affaire. Il ne reconnaissent pas le futur roi à cause du traîté de Troyes. Finalement, une semaine plus tard (le 10 juillet), Jeanne a la permission de traverser la ville.

Elle connaitra les mêmes obstacles jusqu'à Reims. Dans le village de Sept-Sceaux, elle reste plusieurs jours sans avancer.

 

 

Le 16 juillet 1429, Jeanne entre à Reims et le dauphin est sacré roi le lendemain à la cathédrale de Reims. Les parents de Jeanne ainsi quelques poètes de cette époque (Christine de Pisan, Alain Chartier) assistent au sacre. Mais il y a aussi des absents comme la reine Marie d'Anjou, le grand connetable Jacques Coeur, l'évêque de Beauvais, le duc de Bourgogne Philippe le Bel. Ces absences montrent que rien n'est fini. Jeanne, elle-même, sent très bien que la situation soit instable parce que les gens qui sont du côté du roi sont encerclés par des ennémies. En plus, elle a toujours dit qu'elle ne craignait rien sauf la trahison.

 

 

Le début de la fin:

 

Le prochain but est de reprendre Paris. Sur la route pour la capitale Jeanne est très bien accueillie par le peuple qui est du côté du roi. C'est une sorte de contradiction avec les idées des grands seigneurs. Entre temps, le duc de Bedfort renforce Paris et se procure des soldats.

 

PROBLEME:  Charles VII n'est pas convaincu par cette opération. Maintenant quand il est roi il a ses puvoirs et il n'a pas les mêmes buts que Jeanne. Il veut se reconcilier avec Philippe le Bon, le duc de Bourgogne.

 

Jeanne arrive à Paris par la porte Saint-Honoré et l'assaut a lieu le 8 septembre. Mais 2 jours plus tard, le roi ordonne d'arrêter les batailles. Il quitte Paris avec son armée le 12 septembre et confie Jeanne, qui est blessée au Sir d'Albrait à Bourges.

Jeanne est juste avec quelques pages dans le château du Sir d'Albrait. Elle attend des renforts de la part du roi. Elle attends tout l'hiver et tout le printemps, mais aucuns soldats n'arrivent. Elle est seule et abandonnée.

 

Sir d'Albrait lui financie 400 soldats et Jeanne redemarre en mai 1430. Elle attaque Compiègne mais elle a en face des milliers de soldats anglais et bourgignons; ces troupes sont plus fortes.

 

 

Dans les mains des Anglais:

 

Le 23 mai 1430 Jeanne devient prisonnière de Jean de Luxembourg qui tient le côté de Philippe le Bon,  duc de Bourgogne. Celui-ci est present lorsqu'on la captive. A partir de ce moment-là, Jeanne restera prisonnière et sera transférée d'une prison/d'un château à l'autre:

l        Château de Clairevoix (avec son frère et son intendant)

l        Château Beaulieu (échec d'évasion)

l        Château Beaurevoir (3 femmes de la famille de Jean du Luxembourg qui la traîtent bien; elle essaye de s'évader en sautent d'une tour – ce saut lui sera reproché plus tard)

 

Jean de Luxembourg vend Jeanne pour 10 000 livres aux Anglais. Ceux-ci ne veulent qu'une seule chose: la voir sur le bûcher.

Jeanne est livrée à l'évêque de Beauvais Pierre Cauchon, qui est aussi.....

Elle arrive au château Crotoy  et puis au château Beauvreuil à Rouen qui est à la fois la résidence du comte de Warrwick. Les conditions dans lesquelles Jeanne vivait étaient affreuses: le jour elle était enchaînée aux pieds et la nuit elle était entravée. Certains hypothéses disent qu'on l'a même enfermée dans une cage parce qu'on craignait encore qu'elle essayera une évasion. On la nourrit du pain et de l'eau. Elle est surveillée par 5 soldats qui se moquent d'elle et qui ne veulent que sa mort.

 

Pour accèder à sa cellule, 3 personnes gardent une clé:

  1. Pierre Cauchon
  2. cardinal Wisester
  3. inquisiteur (un des juges presents lors des procès d'héresie)

 

C'est-à-dire qu'on sait déjà qu'il s'agissera d'un procès réligieux, un procès d'héresie. Jeanne sera condamnée pour l'hèresie et sorcièrellie (elle voit des anges, elle est en contact avec Dieu, elle fait des prédictions, elle entend des « voix ») bien qu'elle soit traîtée comme une prisonnière politique!

Bref, ça ne colle pas; il y a quelque chose de louche. L'hèresie et la sorcellerie ne sont pas les vraies raisons pour cette condamnation – ce n'est qu'un prétexte. La vraie raison est le fait qu'en faisant sacrer le roi, Jeanne a « annulé » le traîté de Troyes. Mais personne ne l'avouera, donc elle doit être coupable et on va chercher tous les prétextes possibles.

 

 

Le procès:

 

Le 9 janvier 1431, on décide de l'examiner si elle est encore vierge. Comme c'est le cas, les Anglais se font avoir. On fait des enquêtes dans son village natal mais tout le monde dit du bien d'elle.

Il n'y a pas de bonnes raisons pour la condamner , donc on va chercher ailleurs. On lui reproche d'avoir essayé se suicider en sautant de la tour du château Beaurevoir ainsi ses cheveux courts et l'habit d'homme en tant que femme.

Finalement le juge veut qu'elle prête sermon en admettant ses crimes mais elle refuse.

 

21 février 1431, Jeanne répond:

A l'évêque qui exige un nouveau serment:

-         J'ai assez juré, vous devez être content !... Vous qui vous dîtes mon juge, prenez à ce que vous faîtes... Vous vous mettez en grand danger.

Une autre fois:

-         Je vous en avertis. Si Notre-Seigneurvous punit, j'aurai fait mon devoir en vous prévenant.

Quel pape selon vous est le bon?

-         Est-ce qu'il y en a deux?

Les saintes dont elle parle et qui lui apparaissent haïssent-elles les Anglais?

-         Elles aiment ce que Notre-Seigneur aime, haïssent ce qu'Il haït.

Dieu hait-Il les Anglais?

-         Ce que je sais, c'est qu'ils seront chassées de France, excepté ceux qui y mourront.

Saint Marguerite s'exprime-t-elle en anglais?

-         Pourquoi parlerait-elle anglais puisqu'elle n'est pas du parti des Anglais?

Le vêtement masculin qu'elle porte?

-         Donnez-moi un habit de femme. Je le prendrai si on me laisse partir

Ne s'est-elle pas trouvée présente en des combats où on a tué des Anglais?

-         En nom Dieu, et comment j'y étais? Comme vous parlez gentiment! Mais aussi pourquoi s'obstinent-ils à rester en France au lieu de retourner dans leur pays?

Saint Michel était-il nu?

-         Croyez-vous que le Bon Dieu n'ait pas de quoi l'habiller?

Etes-vous sûre de ne pas être damnée?

-         Je crois fermement que je serai sauvée, aussi fermement que si c'était fait.

Vous ne pouvez donc pas faire de péché mortel?

-         Je n'en sais rien: je mets ma confiance en Notre-Seigneur.

Etes-vous en état de grâce?

-         Si je n'y suis Dieu veuille m'y mettre, et si j'y suis Dieu veuille m'y tenir!

Frère Isambart de La Pierre conseille à Jeanne de se soumettre au concile général qui vient de se réunir à Bâle, « l'évêque, rapportera-t-il, me cria rudement: « Taisez-vous, de par le diable! » Sur quoi, maître Manchon demanda s'il devait enregistrer la soumission de Jeanne au concile de Bâle. L'évêque, qui n'ignorait point que les Anglais contestaient ledit concile, repondit que non, ce n'était pas nécessaire. Alors, Jeanne lui dit: « Ah, vous écrivez bien ce qui est contre moi, mais vous ne voulez pas écrire ce qui est pour moi. »

 

 

Le 18 avril 1431, Jeanne tombe malade; apparement on a essayé de l'empoisoner. Début mai elle est torturée dans sa prison, mais elle ne change pas son avis (elle ne prêtera pas sermon).

Pour les Anglais le procès dure trop longtemps et le comte de Warwick s'impatiente.

 

Le 24 mai 1431, Cauchon demande qu'elle signe une cèdule (lettere d'abjuration) pour être gracié. Cette cèdule interdit à Jeanne de ne pas porter son habit d'homme. Mais Jeanne ne sait ni lire ni écrire. Bien qu'elle ne connaisse pas le contenu de cette cèdule, elle la signe avec une croix.

Comme il y a une tentative de viol à la prison, Jeanne reprend son habit d'homme et « se condamne » à mort sans le savoir.

 

 

...Cauchon entre alors dans le cachot.

-         Evêque, s'exclame Jeanne, je meurs par vous.

-         Ah ! Jeanne, répond le prélat, prenez-en patience, vous mourrez pour ce que vous n'avez tenu ce que vous nous aviez promis et que vous êtes retournée à votre premier maléfice.

Coiffée d'une mitre sur laquelles se trouvent ces mots: Hérétique, relapse, apostate et idôlatre, Jeanne entourée par sept ou huit hommes d'armes, est conduite place du Vieux-Marché où le bûcher l'attendait. ...

 

Le 31 mai 1431, Jeanne est brûlée vive sur la place du Vieux-Marché à Rouen.

Voilà, ses dernières paroles: « Jésus ! Jésus ! Jésus ! Je ne suis ni héretique, ni une schismatique. Oh, saints du paradis ! Saint Michel ! Sainte Catherine ! Sainte Marguerite ! Mes voix furent de Dieu. Tout ce que j'ai fait fut de l'ordre de Dieu. Mes révélations étaient de Dieu. Jésus ! »

 

 

La foule était frappée; même les Anglais parmi lesquels quelques uns disaient qu'une jeune fille « sainte » et innocente venait d'être brûlée.

 

VRAI OU ANECDOTE: Parmi les cendres de la Pucelle il y avait son coeur qui ne s'est pas brûlé. Il était rouge comme le sang. Les restes étaient jettés dans la Seine.

 

 

La réhabilitation:

 

Après la mort de Jeanne il y a eu 3 enquêtes qui étaient ménées pendant une période de 25 ans. La 3e enquête démandée par la mère de Jeanne finit par la réhabilitation:

Le 7 juillet 1456 on a prononcé la nullité du 1er procès de Jeanne. Le papier du procès a été déchiré devant la foule.

 

Il faudra attendre 1909, l'année de la béatification de Jeanne. C'est-à-dire qu'elle fait partie du nombre des bien-heureux dont on reconnaît les grands mérites.

Finalement, le 8 mais 1920 Jeanne d'Arc est canonisée par Benoît XV. Elle est ainsi déclaré patrone de la France et de l'armée française.

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