Paris Antique: Les lieux de distraction des gallo romains

Publié le par Remigin07

LES LIEUX DE DISTRACTION DES GALLO-ROMAINS

 

I – Introduction

 

En devenant une province romaine, la Gaule du s’adapter à son mode de vie. Rome lui apporta son urbanisme et ses édifices traditionnels. Parmi eux, des lieux de divertissement et de jeux, très prisés par le peuple romain.

 

Les plus importants et les plus populaires sont les édifices dédiés au spectacle.

 

II – les édifices dédiés au spectacle

 

            a) l’amphithéâtre

                                              

            Cette création romaine était essentiellement destinée aux combats de gladiateurs. De forme elliptique, il est formé à l’extérieur d’un mur partagé en un ou plusieurs étages d’arcades suivant sa grandeur et décoré de colonnes et de pilastres.

 

            L’intérieur s’ouvrait sur la cavea, partie qui contenait les sièges sur lesquels s’asseyaient les spectateurs et qui était formé par plusieurs rangs concentriques de gradins (ou gradus, cercles de sièges occupés par le public). Elle comprend également l’arène (ou arena ® appelée ainsi parce qu’on y répandait du sable pour empêcher les pieds de glisser, mais également pour absorber le sang versé soit par les bêtes soit par gladiateurs) où luttaient les gladiateurs.

 

            Un mur haut, appelé podium formait l’enceinte de l’arène : il protégeait les spectateurs des bêtes féroces et était muni d’un parapet ou d’une grille en fer. Immédiatement au-dessus de ce mur, commençaient les rangées de gradins. Le premier rang était réservé aux sénateurs, aux principaux magistrats et aux ambassadeurs. La loge de l’empereur et celle des consuls étaient placées en face l’une de l’autre aux extrémités du petit axe de l’arène. Les gradins qui venaient à la suite, s’étageant les uns au-dessus des autres formaient trois séries qui chacune était séparée par des galeries. Des escaliers perpendiculaires au podium coupaient ces séries de gradins et permettaient ainsi aux spectateurs d’arriver facilement aux places qu’ils devaient occuper ; les espaces compris entre ces escaliers avaient reçus le nom de cunei (coins).

 

            Derrière la 3ème galerie s’élevait le baudrier, mur percé de portes et de fenêtres et richement décoré de colonnes, de niches et de statues qui séparaient les rangs de gradins de ceux qui étaient destinés au peuple et donc appelés popularia.

 

            Les nombreuses issues destinées à l’entrée et à la sortie du public, portaient le nom de vomitoria. Tout était disposé de façon que l’amphithéâtre puisse être évacué en peu de temps.

 

            En cas de chaleur ou de pluie légère, l’amphithéâtre pouvait être entièrement recouvert d’un velum : Tout  autour de l’amphithéâtre était disposé un système de cordages retenus par des treuils permettant de dérouler les velum fixés sur des mâts. Deux rangées de bandes de toile disposées en quinconce descendaient au niveau des gradins, mais en laissant le centre de l’arène exposé au soleil.

            Les aménagements en sous-sol, recouvert de plancher en partie amovible ou muni de trappes servaient de loges, de cages, de machineries, de magasins, de citernes, de morgue…

 

            Les fauves étaient transportés du sous-sol jusque dans l’arène par des monte-charges.

 

            Dans les amphithéâtres les plus évolués, un système de canalisations et de cloisons permettaient l’inondation de la cavea pour l’organisation de naumachie : combats navals où des bateaux remplis de prisonniers de guerre ou condamnés à mort s’affrontaient. Cette distraction était très appréciée car rare.

 

            b) le cirque

 

            Destiné aux courses de chars, il se présentait sous la forme d’un bâtiment rectangulaire, arrondi sur ses deux extrémités avec au centre une piste en terre battue ou en sable. Un mur bas, la spina , décoré de statues et de colonnes (doit son nom à l’analogie qu’il y avait entre sa position dans l’arène et celle de l’épine dorsale dans le corps des animaux), s’étendait en long dans l’arène, de manière à la diviser en deux parties ; à chacune de ses extrémités était placée une borne (meta) autour de laquelle tournait les chars.    

 

            Concernant son architecture intérieure et extérieure, le cirque était construit sur un plan similaire à celui qu’on adoptait pour les amphithéâtres : à l’extérieur, il se composait d’un ou plusieurs étages d’arcades suivant sa grandeur, par lesquels les spectateurs arrivaient aux escaliers qui conduisaient au sein du bâtiment. L’intérieur était disposé en gradins partagés en rangées et séparés par des escaliers.

 

            Les écuries pour les chevaux (carceres) et les remises pour les chars étaient situées à  l’extrémité du cirque, en sous-sol.

 

            Les courses se déroulaient de la façon suivante : 4 équipes distinguées par la couleur de leur tunique étaient au départ. Ces couleurs représentaient les saisons de l’année : vert pour le printemps, rouge, l’été, bleu, l’automne et blanc, l’hiver. Les chars en usage étaient attelés de deux ou quatre chevaux. Une course comptait sept tours et il y en avait 24 par jour, séparée par des entractes. Chacune d’entre elles, était l’occasion de faire d’importants paris sur chaque équipe.

 

            Les romains n’étant pas seulement amateurs de violence, ils ont également construits des édifices dédiés aux prestations scéniques.

 

            a) le théâtre

 

            C’était le lieu où se déroulaient les représentations de comédies et de tragédies. Le modèle romain est largement inspiré du modèle grec avec quelques petites modifications. Il était bâti à l’intérieur de la ville, sur un terrain plat.

 

            Il se composait d’une cavea en demi cercle sur laquelle prenaient appui les gradins divisés en secteurs ou s’asseyaient les spectateurs. En bas, se trouvait l’orchestra composé de sièges destinés aux magistrats et personnes de marque et l’espace scénique. Les acteurs évoluaient sur une scène surélevée par rapport à l’orchestra devant un mur de scène richement décoré de colonnes, niches et sculptures et revêtu de marbre et de mosaïques.

 

II- les édifices dédiés aux prestations scéniques

 

            b) l’odéon (du grec ôdè qui signifie chant)

 

            Dans cet édifice d’origine grecque étaient organisés des spectacles musicaux, des chants, des concours de poésie et d’art oratoire. Plus petit que le théâtre, il était également recouvert d’un toit en bois ou en pierre pour améliorer l’acoustique et protéger les spectateurs du soleil ou de la pluie.

 

            Le dernier édifice très prisé par les romains est devenu une institution : les thermes.

 

            Les thermes

 

            Ils constituaient les bains publics de la cité. Les bains privés étaient relativement peu nombreux et réservés aux famille plus aisées. Ils étaient divisés en deux sections : l’une réservée aux femmes et l’autre, aux hommes. Outre des bassins et des pièces de bains (chaud, froid, à vapeur), les thermes contenaient des salons de conversation et de discussion, des bibliothèques, des galeries de tableaux, des pièces de jeux et d’exercices et des portiques pour faire toutes sortes d’exercices de gymnastique.

 

            Il y avait également des jardins fleuris, des fontaines, des tavernes, des coiffeurs, des parfumeurs et des pharmaciens.

 

            Les romains passaient de longues heures à converser, à discuter de politique, de philosophie, d’art, et se livraient aux commérages.

 

            En conclusion, les lieux de distraction occupaient dans une ville une place aussi importante que les édifices religieux ou civils et entraînaient un engouement phénoménal chez les romains du fait que les divertissements étaient moins nombreux qu’à notre époque.

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Publié dans Paris Antique

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