Ste Chapelle, le décor peint

Publié le par Remigin07

Le décor peint de la Sainte-Chapelle

Introduction

La Sainte-Chapelle a été édifiée dans la seconde moitié du XIIIe siècle par le roi Louis IX, futur Saint-Louis, afin d’abriter les reliques de la Passion du Christ (couronnes d’épines). Cette chapelle est ornée de 15 verrières et d’une grande rose formant de véritables murs de Lumières. Elle constitue le joyau du gothique français. Outre des somptueuses verrières, la Sainte-Chapelle est ornée de peintures murales, restituées au XIXe siècle) Celle-ci représente en partie le cérémonial attaché au culte des reliques (par exemple par la représentation des martyres).

 

La peinture gothique

On distingue la peinture décorative et la peinture monumentale. La peinture de tableaux apparaît en France qu’au XIVe siècle à la cour de Valois. Elle reste pendant longtemps un auxiliaire de l’architecture religieuse en servant à ses accessoires, les autels, les retables.

La peinture décorative sert à souligner les organes de la construction, à rehausser la sculpture elle-même. Elle s’est donc [attention !!! oui il s’agit d’une petite conclusion…] développée parallèlement aux organes de construction dans l’architecture gothique. La peinture ne doit plus, comme dans l’art roman, seulement rehausser la sculpture proprement dite. Elle souligne, en outre, les nervures, les clefs des voûtes d’ogives, les saillies multipliées des arcs et des supports, les réseaux plus complexes des fenestrages. A cause du ton intense de la lumière, la polychromie doit user de couleurs vives, le rouge, le vert, le bleu ou l’or dont les contrastes reste toujours sensibles.

La peinture monumentale contribue au décor des édifices en garnissant à l’intérieur des surfaces murales de ses compositions. Comme les surfaces murales se transforment en verrières, son rôle diminue dans l’architecture gothique. Plus on avance dans le XIVe siècle : la peinture murale se réduit  de plus en plus à des morceaux isolés, indépendant de l’ensemble monumental. On retrouve ce genre de peinture surtout dans les architectures civile (palais, châteaux, monastère). Dans les églises, la peinture murale raconte les épisodes du Nouveau et de l’Ancien Testament à l’intention de ceux qui ne savent pas lire.

 

Dans la Sainte-Chapelle    

L’ensemble du décor peint a été très altéré par les inondations (1690 et 1910), l’humidité et le temps. En l’absence de documents anciens, les restaurateurs du XIXe siècle ont innové plus qu’ils n’ont restitué. Les restaurations ont été entrepris à partir de 1846 par un groupe d’architecte : Viollet-le-Duc, Duban, Lassus et Boeswillwald. La polychromie de Boeswillwald a été achevée en 1863. On lui doit la peinture de la voûte fleurdelisée, les motifs héraldiques de fleur de lys et châteaux de Castille en reliefs sur les colonnes, les tentures en trompe-l’œil derrière les arcatures aveugles du soubassement, la restitution des médaillons des douze Apôtres, dont le fond est rehaussé de pâte de verre et la bordure ornée de cabochon de verre (motifs décoratifs incrustés).

Duban a proposé un restitution archéologique du décor peint. Il fixa les éléments conservés, il raviva les couleurs par une application de cire à chaud et il dora ce qui devait l’être.

La chapelle basse

Elle est dédiée à la Vierge. Les murs sont décorés d’arcatures trilobées et de 12 médaillons qui représentent les apôtres. Sur les colonnes alternent les lys de France et les tours de Castille en hommage à Blanche de Castille, la mère de Saint-Louis. La voûte est peinte d’un ciel fleurdelisé. Le sol comporte des dalles funéraires qui recouvrent les sépultures de trésoriers et de chanoines de la Sainte-Chapelle (recouvert aujourd’hui).

 

 

 

La chapelle haute

Les 44 quadrilobes

Ils ont été peints au XIIIe siècle directement sur la pierre dans l’arcature du soubassement. Ceux-ci montrent des scènes de martyre se détachant sur des fonds dorés et ciselés ou ornés de pâte de verre incrustée d’arabesques d’argent ou de cuivre. Steinheil (peintre) refit pratiquement à neuf les quadrilobes de la nef en suivant fidèlement les compositions d’origines.

Le revers de la façade

On y retrouve une composition de Steinheil (imaginé par ce dernier). Au-dessus de la porte trône le Christ bénissant, entouré d’anges tenant des encensoirs ou des cierges. De part et d’autre : les prophètes Isaïe et Jérémie peints en médaillon. Les compositions latérales illustrent les sacrifices bibliques.

Pavage

Aussi dessiné par Steinheil et réalisé en pierre dure incrustées de mastics colorés et ornés de motifs animaliers et héraldiques.

 

Dans l’abside, 4 médaillons font allusion aux fleuves du paradis.

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