Haussmann
L’urbanisme de Haussmann
- L’empereur était personnellement attaché, par intérêt politique, pour la question social et par souci de faire de Paris une capital moderne.
- L’empereur Napoléon III nome en 1853 préfet de la Seine à George Eugene Haussmann, qui deviendra son indispensable auxiliaire.
- Haussmann va totalement remodeler l’ancienne ville avec cohérence ; modernisant la ville et faisant apparaitre un réseau de communications nouveau.
- Il s’agit d’un traitement global de la ville, dont le principe est hérité de la conception dynamique et ouverte de la ville baroque :
- EN HAUTEUR : avec ses ordonnances architecturales et ses perspectives monumentales, avec ses divers bâtiments que permettent lire la ville dans ses divers fonctions.
- EN SURFACE : avec les traces claire de ses axes qui relient entre eux divers pôles
- EN PROFONDEUR : avec ses réseaux fonctionnels.
- Nécessité de modernité due à deux raisons essentielles : l’hygiène publique (épidémies de cholera) et la circulation, dues au développement de la ville.
- Il fallait de l’air et de la lumière, bases élémentaires de une bonne hygiène de vie. La ville allait s’aérer avec des squares, de parcs, des jardins et de boulevards plantés d’arbres.
- Suivant l’exemple anglais on aère la ville en installant des squares et en plantant de boulevards et en aménageant de très grandes jardins : à l’est le bois de Vincennes, à l’ouest le bois de Boulogne, au nord le Buttes-Chaumont et au sud le parc Montsouris.
- On cherche à rendre la ville salubre et fonctionnelle. L’installation de becs de gaz triple de même que l’approvisionnement en eau et le réseau de distribution d’eau double et celui des égouts quintuple. Les immeubles haussmanniens pourront annoncer : eau et gaz à tous les étages.
- Pour la population toujours plus nombreuse il fallait créer des axes de circulation.
- Avec le développement du chemin de fer et la construction de gares se crée la nécessité des places sur lesquelles arriverait la foule ainsi que des liaisons rapides entre gares.
- Création d’un nouveau réseau de boulevards où de rues qui se superpose à l’ancien. On ne hésite pas à tailler dans le tissu urbain existant pour tracer des rues rectilignes beaucoup plus larges que les anciennes.
- Ces rues sont bordées par des immeubles de 5 étages d’une très bonne qualité de construction mais surtout très bien alignées. Haussmann ne tolère aux nouveaux constructions que 5 étages, combles non compté dans la limite de 5 mètres. Sur les vois larges d’au moins 20m, un sixième niveau est autorisé, mais la corniche ne peux être à plus de 20m du sol.
- On détruit des quartiers médiévaux pour y construire : Aux halles un vaste marché, A l’île de la Cité un quartier administrative
- On urbanise l’est de Paris créant ainsi un quartier populaire tandis que se développe à l’ouest le quartier riche.
- De 12 les arrondissements sont portés à 20 et une partie de fonctions administratives sont décentralisés à chacune de mairies.
- Les décrets de 1852 et 1858 autorisent l’expropriation de parcelles et autorise a la ville à revendre la part des parcelles expropriées qui ne sert pas à élargir la rue .
- Si elle bouleverse la vie des Parisiens, souvent condamnés sans façon au déménagement, la procédure à le double avantage de faciliter les opérations et pour une large part de les financier en escomptant la plus value de reventes.
- L’exproprié est payé suivant la valeur d’une parcelle situé sur une mauvais rue.
- Le nouveau propriétaire paie cher un terrain constructible sur une rue toute neuve.
- Haussmann finance donc sa rue par la construction des nouveaux immeubles qui vont la border.
- Le première projet c’est la croisée
Haussmann opte pour un tracé qui contourne la montagne Saint Geneviève, ce sera le boulevard de Saint Germain dans le prolongement du boulevard de Strasbourg.
Le boulevard de Saint Michel (1867 Sébastopol rive gauche).
- La croisée se complète d’une rocade intérieur
Sur la rive droite : la nouvelle rocade parte de la Bastille.
Grace a des nouvelles voies l’Avenue de Friedland et le boulevard Haussmann elle atteint l’Etoile d’où partent plusieurs radiales vers l’est et vers la Seine.
A l’est le boulevard de Vincennes (avenue Daumesnil), va relier le pôle de la Bastille à un autre pôle radial plus éloigné celui de la Barrière de Reuilly (place de Félix-Eboué)
Sur la rive gauche : La rocade est complétée par le boulevard saint Marcel et de Port Royal.
- La troisième idée
du préfet Haussmann consiste en des pénétrations rapides à travers les anciens faubourgs que l’on va relier à la ville : ce sont les boulevards: Malesherbes, Magenta, Prince-Eugene (Voltaire), Vincennes (Daumesnil), d’Enfer (Raspail). Tous ces boulevards seront inaugurés par l’empereur. Une avenue du Bois (Foch) offrira une majestueuse liaison de la ville avec le lieu des promenades que devient le Bois de Boulogne.
Le boulevards haussmanniens se caractérisent par leur largeur, exceptionnelle pour l’époque, leurs grands carrefours et les places rayonnantes.
Place de la Madeleine avec la rue Royal, place de l’opéra avec la rue de la paix, l’avenue de l’Opéra…..
- Des nouveaux centres sont créés : l’opéra, la bourse.
- L’avenue de la Opéra sera relié à la bourse par la rue dix décembre (4 de septembre)
- A l’exception de la gare de l’Est et la gare de Montparnasse, les gares échappent fâcheusement au dessin de cet urbanisme
- La grand opération de Haussmann s’interrompt brusquement.
- Le conseil d’Etat rend un arrêt selon lesquelles les terrains expropries mais non utilisables dans l’intérêt public seront rendus à leur premier propriété.
- C’est la fin de l’astucieuse combinaison financière du préfet. Haussmann est aux abois.
- Les contribuables parisiens porteront le poids de la dette jusqu'à ce que l’inflation lié a la guerre de 1914 l’efface pratiquement.
- Dans le journal des Débats on dénonce les montages financières du préfet.
- Le Temps « les comptes fantastiques de Haussmann »
- La transformation de Paris aura couté deux milliards et demi de franc-or.
- Haussmann quitte dans l’amertume la Préfecture en janvier 1870.
Hausmann détruit parce que le Paris ancien s’oppose à la circulation rapide à la manœuvre des régiments de cavalerie, à l’assainissement.
L’objet de la opération c’est de restaurer le centre pour éviter un glissement aggravé vers l’ouest, de réveiller la rive gauche.
C’est aussi de réaliser de perces, de rectifier des tracés irréguliers, d’élargir les artères, de relier les gares au centre urbain, d’ouvrir un véritable croisée de Paris et de créer des perspectives ouvertes sur de volumes monumentaux.