Saint Denis basilique,le mausolée des Valois
François I roi de France de 1515-1547 fils de Charles de Valois et
Claude de France reine de France de 1515-1524, premier épouse de François I.
- Mausolée commandé par leur fils Henry II en 1548.
- Le monument, livré en 1558, occupe son emplacement d’origine.
- Architecte Philibert de l’Orme, devenu ordonnateur de tous les travaux royaux.
- L’œuvre fut d’abord confiée sur ses instructions à un sculpteur: François Camoy. La première commande des figures :
1. statues gisantes du roi et reine (les transis)
2. de la régente Louise de Savoie, mère du roi
3. du dauphin
4. du duc d’Orléans, fils du roi
- 1548 Camoy meurt
- Deux nouveaux sculpteurs: François Marchand et Pierre Bontemps.
- 1551 on y ajouta deux autres priants représentant deux filles du roi :
- La princesse Charlotte, morte en 1524 à huit ans
- La princesse Louise morte en 1517 à deux ans
- Marchand décéda en 1551
- Toute tache revint à Bontemps qui travaille de bas reliefs narratifs du soubassement (la campagne de Marignan et Cérisoles).
- De l’Orme commande en 1551 deux séries de 8 figures de fortuné à Germain Pilon et Ponce Jacquio.
- Ces 16 génies portant des torches renverses devant couronner les saillies de l’entablement au droit des colonnes. Ils furent exécutes mais Primatice qui avait succédé de l’Orme refusa de les utiliser pensant qu’ils surchargeraient la ligne de la terrasse supérieur ; trois d’entre eux seront utilises au tombeau de François III, un quatrième reste à Saint Denis( ?) et les autres furent cédés au Marechal de Retz pour garnir une Cheminée au château de Noisy.
- En 1554 le caveau était aménagé à Saint Denis
- En 1557 débuta l’assemblage du tombeau.
- La disposition adoptée par Philibert De l’Orme subordonne la sculpture à un véritable monument ou son génie de constructeur peut s’affirmer librement.
- Emplacement à cheval sur le croisillon sud et la chapelle Saint Michel.
- Il l’insère dans l’arcade gothique qu’il ferme entièrement débordant sur les piliers.
- C’est un arc de triomphe, inspiré de celui de Septime Sévère à Rome.
- L’édifice bâti avec soin extrême en marbre blanc, l’architrave révèle de tables de marbre gris ou noir.
- La haute arcade centrale a reçu dans ses écoinçons (surface d’un mur comprise entre la courbe d’un arc et son encadrement) de charmantes figures de génies tenant des torches.
- Un même art léger enlevé avec une prodigieuse habilité, anime les bas reliefs qui ornent la voute centrale au-dessus des gisants. Au centre le Christ de la résurrection, sortant du sépulcre, il vient promettre le salut éternel au roi et à la reine couches au dessous. Autour, 4 relief de 2 génies, enfants potelés aux chairs dodues et 4 évangélistes saisis par l’inspiration divine.
- Bataille de Marignan. Les chroniqueurs du royaume utilisent la victoire du roi sur les suisses, les italiens et le Pape, pour créer le mythe fondateur de la jeune monarchie. La minutie des cuirasses et des buffleteries, le détail technique de l’artillerie mettent en évidence l’héroïsme de la Grand Armé toute entière. Le récit se poursuit tout au long du tombeau. C’est l’œuvre mémorable de Pierre Bontemps.
- Les 27 reliefs de la face orientale mois ridée en morceau exceptionnelles, c’est la campagne Cérisoles (1554) victoire de François de Bourbon.
- Sous la voute les gisant sont allongés sur deux sarcophages jumeaux (refait par Viollet-le-Duc). Dans ces deux transis est évoqué le suprême sommeil du roi et de la reine. La représentation du couple est à taille réelle. A demi enveloppé dans le suaire don son torse puissant se dégage. François I incline la tête, expression de sagesse désabusée. Le visage ru roi évoque ici un sommeil éternel plutôt qu’une angoisse devant la mort. Merveilleuse science anatomique, met en valeur cage thoracique développée, musculature du bras, des cuisses, des jambes. A ses coté la reine Claude, morte à 25 ans (après plusieurs couches rapprochés), malgré sa maigreur goute un repos serein et un abandon.
- Sur la plateforme supérieur 5 priants se dressent un peu figes. La famille est ici réunie. Expriment l’espérance de la résurrection. Il manque 2 priants (jamais placés, Primatice estima sur chargement). Ces statues ont disparu : régente Louis de Savoie et la princesse Louise. Au premier plan, François I et Claude de France sont agenouilles devant de prie Dieu. François I raide, les yeux dépourvus de pupille. Reine Claude plus souriante. Leurs enfants : Charlotte, François et Charles.
- Cœur de François I, c’est à Pierre Bontemps que revient le mérite d’avoir exécuté cette merveilleuse urne funéraire terminée en 1556. le cœur et les entrailles on été disposés, selon la tradition antique. L’urne funérailles commandée par l’abbaye de Hautes-Bruyères. L’urne et son soubassement, décorés des reliefs consacrés aux arts et lettres, célèbrent François I père des Arts. Salamandre associe l’animal à la force, la constance et l’intégrité du roi. L’emblème du roi est « étoile et phare pour le navire du royaume ».
Henri II 1519-1559, fils de François I et de Claude de France
Catherine de Médicis 1519-1589
· Au lendemain de la mort de son royal époux (après an tournoi malheureux à Paris), Catherine de Médicis décida de lui élever un tombeau auquel elle serait associée, destiné à prendre place dans la rotonde de Valois. Elle prit le deuil et ne le quitta jusqu'à sa mort d’où son surnomme de reine noire.
· Elle en demande le projet a Primatice qui en confia la sculpture à Germain Pilon, il acheva son œuvre en 1573
· Le monument se présente comme un petit temple de plan rectangulaire, aux angles duquel son disposées des Vertus de bronze. Ce petit temple est directement inspiré de pratiques italiennes, notamment par l’utilisation de différents couleurs de marbre.
· Si la conception d’ensemble n’a pas changé, le monument fut restauré par Viollet-le-Duc.
· Marbres et bronze
· A l’intérieur : transit du roi et reine. Les gisants son traités avec une merveilleuse sérénité. Catherine refusa un premier transi réalisé par Della Robia (actuellement au Louvre) parce qu’elle le trouvait trop décharné. Elle figure ici dans l’attitude d’une Venus dont l’inspiration proviendrait d’une sculpture du musée des Offices de Florance.
· Sur plateforme : priants du roi et de la reine en bronze.
· Aux quatre angles : les vertus cardinales (force, justice, prudence, tempérance). Représentent les qualités que le roi doit posséder pour bien gouverner. (les mains aux doigts effilés accentuent la volonté d’allongement des formes, propre au maniérisme). La vertu représentant la force tient entre le pouce et l’index une pierre très dure, un diamant, image de la puissance de Médicis).
· Bas relief du soubassement (reliefs allégoriques) exaltent des valeurs catholiques : les vertus théologales (charité, foi, espérance, et bonnes œuvres). Opposition, en pleine guerre de religions aux doctrines protestantes.
· Ce tombeau se trouvait jusqu'en 1719 au centre de la rotonde de Valois, détruite à cette date.
Louis XII 1462-1515 et Anne de Bretagne 1476-1514, épouse de Charles VIII en 1491, puis de Louis XII en 1499.
· le règne de Louis XII, fils de Charles d’Orléans et arrière petit fils de Charles V, est marqué par le rêve italien qui se solde par la perte du Milanais.
· Le tombeau commande par François I en 1516. Le schème en revient à Guido Mazzoni ou à Jean Perreal. (artistes florentins établis à Tours ?).
· Exécution de l’œuvre par Le Juste, marbre de Carrare.
· Fut mis en place en 1531. il ne fut installé à Saint Denis que seize ans après la mort du roi.
· Les artistes y juxtaposent le dais à arcades de tradition gothique, mais devenu ici un tempietto à l’antique. Décoré sur les pilastres de motifs d’arabesque.
· La double image des souverains, présentés comme de cadavres à l’intérieur et vivants sur le dessus du tombeau, propose aux chrétiens une méditation sur la morte et la résurrection.
· A l’intérieur, transit du roi et de la reine. Les deux cadavres saisis dans un dernier moment de vie. Transit dans le dernier rictus de la morte. Réalisme troublant. Face à la mort, le visage de Louis XII se raidit alors que la reine rejette sa tête en arrière dans un dernier spasme. Par souci de réalisme, les abdomens des souverains présentent l’ouverture recousue, nécessaire à leur éviscération.
· Sur plateforme priants du roi et de la reine. Le roi sans couronne est vêtu d’un long manteau. Il prie pur la résurrection à venir.
· Sur le pourtour : 12 apôtres et les vertus cardinales : prudence, justice, force, tempérance. La justice porte un globe représentant l’univers et un glaive, aujourd’hui casse, signe de la justice. Ces personnages symbolisent les qualités dont les souverains devaient faire preuve pour gouverner correctement.
Bas reliefs du soubassement : scènes de batailles de guerres d’Italie (reliefs narratives d’inspiration italienne) : l’entrée du roi à Milan, le passage de montagnes de Gênes, la victoria d’Agnadel sur les vénitiens et la reddition du général vénitien devant le camp français. La présence de cannons est anachronique, mais ils son placés là pour donner à Louis XII le souvenir d’un imperator victorieux, chargé d’honneur. Cette idée se combine avec une mystique de la monarchie ou la misse en œuvre des quatre vertus par le roi permet de combattre Satan, le péché et la mort, souvent associés dans les textes de l’époque, aux suisses, lombards ou allemands, opposés au royaume de France. Par ce combat le roi très chrétien gagnera le paradis ou se trouvent les priants.