St Denis basilique, les incontournables

Publié le par Remigin07

Les incontournables de la Basilique de Saint-Denis

 

 

- Le tombeau de Dagobert

 

 


Dagobert, roi de France de 629 à 639, dynastie des Mérovingiens

Premier roi à être enterré en 639 à la basilique, considéré comme le fondateur de l’abbaye, les moines lui rendirent hommage au XIII e siècle en réalisant un tombeau de dimension exceptionnelle, aujourd’hui situé dans le sanctuaire à son emplacement d’origine. Son gisant, couché sur le flanc gauche, regarde vers l'emplacement de la sépulture primitive de saint Denis. Les trois registres sculptés du tombeau représentent le récit de la vision de l’ermite Jean. L’âme du roi, figurée comme un enfant nu et couronné, est emportée en enfer à cause de sa fâcheuse pratique de disposer à son gré des biens de certaines églises. Puis au registre supérieur, saint Denis, saint Martin et saint Maurice arrachent aux mains des démons l’âme qui, délivrée, est présentée au ciel et accède au Paradis. Cette vision exprime le rôle de protecteur que remplissent saint Denis et l'abbaye pour la monarchie capétienne.

 

 

- Le gisant d'Isabelle d'Aragon, épouse de Philippe III le Hardi

 

 


Isabelle d'Aragon, belle-fille de saint-Louis, épouse de Philippe III le Hardi. Morte prématurément en 1271.

Isabelle mourut au retour de croisade, au passage d’un gué, alors qu’elle était enceinte. Ce tombeau inaugure, à la fin du XIII e siècle, une formule qui sera à l’honneur tout au long du XIV e siècle. Son tombeau est réaliste par les plis des vêtements qui s’animent. Le marbre blanc, jadis rehaussé de couleurs, est placé sur un soubassement de marbre noir sur lequel est gravée une épitaphe rimée en français. Cette dalle est la seule conservée à la Révolution du fait de son inscription profane.

 

- Le gisant de Charles V et Jeanne de Bourbon

 

 


Charles V, roi de France de 1364 à 1380, et son épouse Jeanne de Bourbon. Roi de la dynastie des Valois

Charles V et son épouse Jeanne de Bourbon, première figure royale réalisée, du vivant d'un souverain de France, marbre blanc. A l’âge de vingt-sept ans, le roi Charles V surnommé le sage, grand mécène, commande son gisant à André Beauneveu, un des plus célèbres sculpteurs de l’époque. C'est sans nul doute le premier portrait officiel de l’histoire de la sculpture funéraire. Ce gisant constitue un des chefs-d’œuvre de la sculpture médiévale.

 

 

- Le tombeau de Louis XII et Anne de Bretagne

 

 


Louis XII, roi de France de 1498 à 1515, et sa deuxième épouse Anne de Bretagne. Dernier représentant de la dynastie des Valois.

Le mausolée de Louis XII et d’Anne de Bretagne, sculpté en marbre de Carrare, a été réalisé par des artistes italiens. Il est le témoin des contacts établis entre artistes pendant les guerres d’Italie. Ce petit temple à l’antique est entouré des douze Apôtres et des quatre vertus cardinales, Prudence, Force, Justice et Tempérance et le soubassement est orné de bas-reliefs qui illustrent plusieurs épisodes victorieux des guerres d’Italie.

A l'intérieur du mausolée, le couple royal est représenté en « transi » et figé dans la mort. On a fait figurer sur leurs abdomens, par souci de réalisme, l’ouverture recousue nécessaire à l’éviscération. Sur la plate-forme supérieure, les souverains agenouillés prient pour la vie à venir. Cette double image du corps des souverains propose aux chrétiens une méditation sur la mort et la Résurrection.

 

 

 

- Le tombeau d'Henri II et Catherine de Médicis

 

 

 


Henri II, roi de France de 1547 à 1559, et son épouse Catherine de Médicis. Dynastie des Valois-Angoulême.

Henri II, roi de France (1547-1559), mari de Catherine de Médicis, mourut prématurément à la suite d’un tournoi qui eut lieu place des Tournelles à Paris, l’actuelle place des Vosges. La reine régna, à travers ses trois fils, pendant de nombreuses années sans jamais quitter ses habits noirs de deuil. A Saint-Denis, elle fit ériger au Nord de l’abbatiale une immense rotonde de 30 m de diamètre destinée à accueillir la sépulture de son mari et de sa famille, les Valois. Le plan de ce mausolée, imitant la forme circulaire des tombeaux antiques, est aujourd’hui restituée dans le jardin Pierre de Montreuil, jouxtant la basilique au Nord. Mais ce projet, mené en pleine guerre de Religion, ne sera jamais complètement achevé. Menaçant ruine, « la rotonde des Valois » est démolie au début du XVIII e siècle, à la demande des religieux de l’abbaye.



Le tombeau d’Henri II et de Catherine de Médicis réalisé de 1560 à 1573, qui se trouvait au centre de la rotonde, est alors installé dans la basilique. Les plus grands artistes de la Renaissance ont participé à ce grand chantier, dont le Primatice, le sculpteur italien Ponce Jacquio et le français Germain Pilon. Cet ensemble monumental est animé par des marbres de différentes couleurs, une pratique directement inspirée du nouvel esprit italien. Ce qui retient le plus l’attention, ce sont les monumentales vertus de bronze aux quatre angles du tombeau, exemple frappant de l’art maniériste.
Une fois l’œuvre des sculpteurs achevée, Catherine de Médicis jugea son « transi » trop macabre et décharné ; elle le refusa et en fit sculpter un second que l’on peut voir à Saint-Denis. Le premier est présenté au musée du Louvre et tranche avec la sérénité de celui de Saint-Denis qui présente la reine dans un délicat sommeil. Celui ci aurait été réalisé en s’inspirant d’une Vénus du musée des Offices de Florence.

Les deux gisants d’Henri II et de Catherine de Médicis situés dans une chapelle du chevet nord, sculptés en vêtement de sacre, ont les yeux grands ouverts et peuvent être interprétés comme une réplique en marbre des effigies funéraires au visage en cire, qui étaient réalisées lors des funérailles royales.

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article