Q. Latin LE JUBÉ DE SAINT-ÉTIENNE-DU-MONT

Publié le par Remigin07

LE JUBÉ DE SAINT-ÉTIENNE-DU-MONT

 

       

St-Etienne-du-Mont-jube-2--320x200-.jpg        Clôture se présentant généralement sous la forme d’une galerie transversale séparant le chœur réservés au clercs, de la nef, pour les fidèles. La lecture de l’Epître et la proclamation de l’Evangile s’effectuaient du haut du jubé, sur la tribune.

        

         Il tient son nom des premiers mots de la formule latine « Jube domine benedicere » (Veuillez, Seigneur, me bénir) que prononçait le prêtre avant la proclamation de l’Evangile.

        

         Le Concile de Trente qui se déroula entre 1545 et 1563 fut fatal aux jubés. Le but de cette assemblée était de faire évoluer la liturgie chrétienne pour faire face au succès des églises protestantes. Le chœur devant désormais être visible pour les fidèles, ils ont été condamnés puis détruits aux siècles suivants. Des chaires furent édifiées à la place dans la nef, pour la proclamation des Evangiles.

        

         Le jubé de Saint-Etienne fut réalisé entre 1521 et 1545. C’est le dernier jubé encore existant dans la capitale.  Sculpté en marbre blanc, il est formé d’un grand arc central de 9 mètres d’ouverture, en anse de panier, traversant le chœur, et desservi par des escaliers en spirales.

         Il est complété par deux portes marquant l’entrée du déambulatoire (ou les bas-côtés du chœur). Les vantaux de ces portes sont à claire-voie, décorés de pilastres et surmontés d’entablements où sont assis, au milieu de frontons triangulaires, deux adorateurs en pierre.

 

         La décoration du jubé se compose de rinceaux et d’entrelacs au niveau des escaliers et des frises et d’anges en bas-relief sur l’archivolte. La tribune est surmontée de l’ornementation principale, la crucifixion, tournée vers les fidèles.

 

         En conclusion, il ne reste en France que très peu de jubés. Seule la Bretagne en conserve encore quelques uns. On peut encore en trouver à l’église Sainte-Madeleine à Troyes ou dans la cathédrale d’Albi.

 

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