Autour du Louvre, Les Tuileries

Publié le par Remigin07

Le Jardin des Tuileries

 

 

            En 1564, Catherine de Médicis, intéressée par ce vaste terrain occupé depuis le 12ème siècle par des fabriques de tuiles, fit construire par Philibert Delorme un palais, les Tuileries. En même temps, elle fait aménager un grand jardin à l’italienne, séparé du palais par une rue. Ce jardin était découpé en rectangles qui abritaient bosquets, parterres fleuris, potagers…. Des réceptions fastueuses et fêtes royales s’y déroulèrent, comme la célébration du mariage d’Henri IV et de la reine Margot.

 

            En 1664, André Le Nôtre, créateur des jardins royaux de Versailles, Marly, Saint-Cloud et Saint-Germain fut chargé par Louis XIV de faire de ce jardin un jardin à la française. Celui-ci fit en sorte que les parterres soient vu depuis le palais. C’est à ce moment que fut supprimé le chemin séparant palais et jardin. Il conçoit également deux terrasses (des Feuillants et du Bord de l’Eau) et agrémente le parcours de bassins.

 

            Celui-ci fut immédiatement prisé par la Cour. Cependant, le roi n’en profita pas longtemps puisque c’est à la fin des travaux en 1671, qu’il décida de quitter définitivement les Tuileries pour Versailles. Avant de partir, il l’ouvrit à la promenade faisant ainsi des Tuileries le premier jardin public de Paris.

 

            Sous Louis XV, afin de lui redonner un caractère digne de son rang, certaines sculptures provenant du parc de Marly, dont les célèbres chevaux, vinrent orner les allées du jardin.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                 Toujours à cette époque et sous le règne de Louis XVI, de nombreux évènements populaires et faits officiels se succédèrent. Ainsi, en 1783, les parisiens assistèrent à l’ascension des premiers ballons à hydrogène dont le lâcher se faisait ici.

 

            Le 10 août 1792, le Palais des Tuileries fut assiégé et le roi dut fuir avec sa famille par le jardin. De nombreux meurtres de la garde royale se poursuivirent à travers celui-ci et jusqu’à la place Louis XV. Le jardin fut ensuite déclaré bien national et rouvert au public. Cependant, il gardait encore les traces de cette terrible journée, c’est pourquoi il fut embellit.

 

            De nombreuses statues de marbre affluèrent des anciens domaines royaux, faisant ainsi du jardin un véritable musée de la sculpture en plein air.

 

            Sous Napoléon III, deux édifices jumeaux furent bâtis : le jeu de paume et l’orangerie.

 

            En 1871, le Palais fut partiellement détruit par un incendie lors des affrontements de la Commune. Il fut rasé 10 ans plus tard. Il ne reste aujourd’hui que les pavillons de Flore et de Marsan, rattachés au Louvre.

 

            Aujourd’hui, le jardin des Tuileries représente une surface de 26 hectares s’étendant de la Place du Carrousel à la Place de la Concorde.  Côté Carrousel, il comporte de chaque côté un petit bassin menant à un bassin rond central. Celui-ci est le point de départ d’une allée centrale bordée de part et d’autre de bosquets et parterres, menant à un grand bassin octogonal pour se terminer à gauche par l’Orangerie (qui propose un ensemble de toiles de l’impressionnisme à 1930 et notamment « les Nymphéas » de Monet) et à droite par le Jeu de Paume (expositions temporaires d’art moderne et contemporain).

 

            Le jardin présente aussi des vases, des statues, dont plusieurs copies d’antique, et des œuvres d’Antoine Coysevox, Nicolas Coustou ou encore Le Paultre.

 

            Pour terminer, il est important de mentionner que bien que le jardin ait subi de nombreuses modifications, sa structure est restée celle décidée par Le Nôtre.

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