Autour du Louvre, La rue de Rivoli (français&Espanol)
LA RUE DE RIVOLI
Les architectes de Napoléon : Percier, Charles et Fontaine, Pierre François Léonard
Percier : 1764, 1838, Paris
Fontaine : 1762, 1853 Paris
rencontre en 1779
Architectes néoclassiques, style Empire sous Bonaparte puis Napoléon 1er, œuvre se confond : projet commun le carrousel du Louvre fêtant la victoire de Napoléon à Austerlitz (1807/1809)
Percier :
1786 : 1er Prix de Rome
Voyage à Rome : Palais, maisons et autres édifices modernes dessinés à Rome
1792 : décorations de l’Opéra (Louvois)
19ème Siècle : remanie Malmaison pour Joséphine.
Transforme et décore St Cloud, Compiègne et Fontainebleau (meubles et décorations)
Fontaine :
1782 : membre de l’Académie des Beaux Arts
1785 : 2nd prix de Rome s’y rend pdt qq temps (loge à l’académie de France à Rome en 1787)
1790 à 1792 : voyage en Angleterre (Londres), n’ira pas à Bath, ville des colonnes par excellence et Empire.
1792 : affecté à la décoration de l’Opéra avec Percier
1796 : rencontre Joséphine par l’intermédiaire de J-L David (le peintre)
1801 : travaille pour le consul avec Percier.
INTRODUCTION
L’origine du projet de la rue de Rivoli remonte au 18ème Siècle, sous Louis XV qui souhaite une rue longeant les Tuileries face aux couvents et l’hôpital. Il est question d’une ouverture entre le Louvre et la place Louis XV (selon une lettre de 1757).
Une rue est nécessaire pour parer aux défaillances de la rue Saint Honoré, sinueuse et encombrée. Cet axe Est/Ouest, avec les bd Sébastopol rive droite et St Michel rive gauche, forment la grande croisée de Paris, les nouveaux cardo et decumanus.
Soufflot propose d’ouvrir une rue entre le Louvre et l’Oratoire, espace occupé jusqu’à la fin de l’Ancien Régime par les écuries royales et le Manège.
[Le Manège sera la salle où se réuniront les assemblées pdt La Révolution]. Projet abandonné
Le secteur est occupé par 3 couvents :
Les Capucins
Les Feuillants
L’Assomption
Plus l’hôpital des 15X20 (fondé par St Louis, pour les aveugles, après 2ème croisade, déménagé par Louis XVI en 1780 rue de Charenton dans l’ancienne caserne des mousquetaires noirs, supprimés en 1775. 15X20=300 lits)
Un premier tronçon est percé sous le premier Empire, le tronçon Ouest, sur les plans des architectes de Napoléon Bonaparte Fontaine* et Percier*, de la rue du Louvre jusqu’à la rue des fEuillants. Se termine en 1830.
Le deuxième tronçon est percé sous Napoléon III et les travaux du Baron Haussmann, député de la Seine, allant vers l’Est jusqu’à la rue Sévigné ou église Saint Paul Saint Louis. Se termine en façade en 1855 (Exposition Universelle).
Chacun des tronçons va connaître une évolution différente mais une même influence.
Le projet de la rue de Rivoli en deux mots
Créer un axe Est/Ouest longeant en partie les Tuileries pour palier aux défauts de la rue Saint Honoré.
Comment ?
En perçant une nouvelle rue selon un projet séculaire datant du 18ème Siècle (Louis XV).
En 1780, projet de percée une rue longeant le palais des Tuileries et la terrasse des Feuillants. Les bâtiments présentent une façade identique sur une galerie d’arcades dont le rez-de-chaussée surmonté d’un entresol est réservé aux boutiques. Des rues transversales faciliteront la circulation
Avant
Palais du Louvre, des Tuileries, place de La Concorde (Louis XV) : ensemble bordé par 3 couvents (Capucins, les Feuillants et l’Assomption) et un hôpital.
I / Les débuts difficiles de la rue de Rivoli
5 Mai 1793 : l’aménagement du quartier est décrété par la Convention.
Un concours est organisé (pratique courante depuis la suppression de l’Académie d’Architecture pour donner sa chance à chacun). Le projet doit proposer la meilleure élévation de la façade le long du couvent des Feuillants et dépasser l’idée du simple embellissement : il faut innover. Mais le but majeur du projet est l’isolement de l’Assemblée.
(Le concours est gagné par le beau-frère de Jacques Louis David, il remporte 10 000 livres. Prévoit entre autre de placer les chevaux de Marly à l’entrée des Champs Elysées (qui sera fait par Delanoy en l’an II).
Le Consulat : l’Assemblée est transférée au Palais Bourbon, le projet n’est plus d’actualité.
Le nouveau dessein du projet est une rue nouvelle et large qui fasse oublier l’attentat de la rue Saint Nicaise (nuit du 24 Décembre 1800 ou 3 Nivôse de l’an IX, contre Bonaparte sortant du palais des Tuileries pour se rendre à l’Opéra Louvois, réalisé par des chouans, comme le prouve le préfet de police Fouché, ancien prêtre oratorien, et contrairement à ce que croit Bonaparte qui accuse les Jacobins)
attenta de la rue St Nicaise, musée Carnavalet.
1801, 9 Octobre : la rue est projetée sur toute la longueur du passage du Manège jusqu’à la rue saint Florentin plus la rue de Castiglione (en Lombardie, Nord Italie, victoire de Bonaparte sur les troupes Autrichiennes en 1796) et les place et rue des Pyramides (en 1798, victoire de Bonaparte sur les Mamelouks en Egypte à la pyramide de Gizeh) et sur une largeur de 20,85m
1801, 22 Décembre : démolitions des bâtiments anciens.
1802, 21 avril : mise en vente des terrains aux particuliers.
Les bâtiments sont vendus avec la charge pour le nouvel acquéreur de bâtir selon les plans et façades donnés par les architectes du gouvernement, Percier et Fontaine
1804 : terrain mis en concessions, payables en 3X (1/3 de suite et les 2 autres échelonnés tous les 3 mois).
Le préfet de la région de la Seine, Frochot, est chargé de la subdivision des parcelles et de leur mise en vente aux enchères.
Les charges à respecter sont les suivantes :
- bâtir selon le plan des architectes
- paver en pierre dure le sol de la galerie sous arcades
- paver la rue
- les boutiques sont refusées aux artisans travaillant du marteau
- refusées aussi les artisans utilisant un four (boulanger, boucher, charcutier, pâtissier)
- aucun écriteau ou enseigne ou peinture sur les murs
Déjà un problème se fait sentir : les acquéreurs ne se bousculent pas au portillon et le souhait de Fontaine de construire l’ensemble en 5 ans semble utopique. Il y a un manque de d’enthousiasme certain de leur part.
Le problème peut résider dans l’uniformisation des façades, qui ne répond pas au goût de la nouvelle classe des bourgeois post révolutionnaires.
Aussi, les arcades ne sont peut-être pas la dernière mode.
A quoi ressemblent les bâtiments en façade ? :
Le module est la largeur de l’arcade, c'est-à-dire 3,73m.
- 1er niveau : arcades surmontées de 2 étages
- 3ème étage en continu
- 4ème étage en mansarde (pas dans le projet initial, rajouté en 1811), pour les chambres des domestiques
L’étage noble, le 3ème étage et les combles sont agrémentés d’un balcon.
Alignement interrompu pour la place des pyramides.
Et à l’intérieur ?
L’organisation intérieure des maisons suit une disposition générale qui se retrouve plus ou moins :
- une cour, desservie par un passage de porte cochère
- un escalier principal dessert les appartements des différents étages
- un escalier de service, en fond de cour.
On ne trouve pas d’écuries dans toutes les maisons.
Les cuisines en fond de cour au rez-de-chaussée sont pour les appartements ou pour les boutiques.
En réalité, les travaux commencent mais ne se terminent pas.
Un maître maçon, Beudot, propose de construire toutes les arcades sur 3 rues en échange de 2600 toises² entre la place Vendôme et la place du Méridien. (1 toise=1,949m.). Un peu gourmand, sa proposition est rejetée une 1ère fois en 1803, présentée à la préfecture. Mais devant le vide intersidéral des investisseurs, le projet de Beudot est accepté après qu’il est été présenté au Consul en 1807.
17 arcades seront construites entre la rue St Roch et rue du 29 Juillet. Et 5 autres pour seulement 50 000 Francs, mais rien n’y fait.
1804 : un égout est commencé en Février
18 Mai : le Sénat décide que le Premier Consul sera Empereur.
Août : Bonaparte, futur Napoléon 1er baptise les nouvelles rues.
Rue neuve du Manège devient rue de Rivoli
Rue et place des Pyramides
Rue de Castiglione
Rue Mondovi
Rue Mont-Thabor
Les arcades construites pour attirer les investisseurs restent sans effet. Contre l’avis de son architecte Fontaine, Napoléon décide d’installer des boutiques.
En 1809, seulement 3 maisons sont bâties.
Fontaine propose : d’installer le ministère des Finances, l’hôtel des Postes,
d’ouvrir depuis le marché St Honoré de la rue des Jacobins
d’exonérer d’impôt foncier pour 20 ans puis 30 les propriétaires des maisons construites
Le projet de l’hôtel des postes revient à 6 Millions de Francs : l’opération est abandonnée à la construction du 2ème étage.
En 1816 : 7 maisons construites,
132 arcades sont élevées, mais les bâtiments ne sont pas construits
150 arcades restent à construire
Place des Pyramides prévue pour petites écuries et communs commencés, mais pas terminés (aujourd’hui occupé par hôtel Régina).
Fontaine désespère de voir un jour « sa rue » terminée, il dit : la plus belle rue de Paris est aujourd’hui un lieu désagréable qui ne présente aux yeux que murailles abandonnées, échafaudages en place, et tout le désordre de la ruine et de la destruction sans les couleurs respectables du temps. » Journal, 16 Février 1816, l’Empereur ayant autorisé l’installation d’échoppes et de baraques adossées aux bâtisses.
1819 : Hôtel des Postes sera affecté au Ministère des Finances.
Le ministère des Finances est construit sur les plans de Bénard de 1811 à 1824. Le décor intérieur est très soigné, notamment la galerie avec des colonnes en menuiserie. Malheureusement, l’édifice est détruit lors de l’incendie de la Commune en 1871. Le ministère sera installé pour plus d’un siècle au Louvre, aile Rivoli, jusqu’en 1996 lorsqu’il déménagera dans le quartier de Bercy, où il est aujourd’hui.
La rue Rouget de l’Isle est percée sur son emplacement en 1878.
Les années 20 et 30 marquent un tournant dans la construction de la rue. La Restauration dirigée par Louis XVIII puis par son frère Charles X donne un souffle nouveau : le capitalisme.
En effet, une nouvelle population post-révolutionnaire composée de banquiers, notaires, promoteurs, propriétaires, architectes, se jette sur les derniers terrains à bâtir de Paris, les investissements immobiliers, plus surs que la bourse, se sont emparés des terrains du Nord/Ouest en plein boum.
II l’envole de la rue et son achèvement
Arrivée au pouvoir de Louis XVIII : nouveau souffle économique.
De la rue d’Alger à la rue Mondovi : les maisons poussent comme des champignons, Fontaine ne comprend pas, les promoteurs immobiliers et les spéculateurs, eux, savent pourquoi.
Depuis Waterloo, les caisses de l’Etat se vident pour les pensions des soldats et leur famille. Pour renflouer, le gouvernement fait appel aux capitalistes. Ils tiennent la presse, la bourse, les banques, la Chambre des députés et l’immobilier. Ils s’associent entre eux pour réaliser des opérations immobilières. De 1820 à 1830, le Nord Ouest de Paris est quadrillé et les investisseurs se sont jetés dessus. Reste la rue de Rivoli. L’économie va mieux.
En 1835, le tronçon Ouest est achevé.
La rue est prolongée dans sa partie Est.
Les décrets de construction du 2ème tronçon sont signés dès la République de 48 (1848, 1852), mais les travaux ne commenceront pas avant l’accession au pouvoir de Napoléon III.
Le point faible du projet de Fontaine et Percier réside dans l’unité des façades qui ne séduit guère. Pourtant, Napoléon III insiste pour que le tronçon Est garde cette unité. La linéarité quant à elle est essentielle pour le déblocage du trafic. Mais les arcades sont abandonnées.
1849 : le Baron Haussmann, député de la Seine, déclare d’utilité publique la rue de Rivoli : il faut trouver une compagnie qui puisse financer les travaux. (C’est une grande différence par rapport à Percier et Fontaine qui vendent directement aux particuliers.)
1854 : Acte de la Fondation de la Cie de l’Hôtel et des Immeubles de la rue de Rivoli.
Principe : vente d’actions de 100 Frs ou 500 Frs soit un capital de 48 Millions
Fontaine meurt en 1853 et ne verra pas « sa rue » achevée seulement 2 ans plus tard en 1855.
Le principe d’Haussmann est de faire terminer la construction des façades pour 1855, année de l’Exposition Universelle à Paris. Les échafaudages ne sont plus d’actualité rue de Rivoli. Aussi, les travaux se font nuit et jours.
Quelques impératifs : - façades identiques en pierre de taille
- étages inférieurs à 2,60m
- élévation sur cour < élévation sur rue
- nettoyage des façades à la demande de l’Administration ou au moins une fois tous les 10 ans (embryon de la loi sur le ravalement).
L’uniformisation est très rare dans les travaux d’Haussmann. Il est plutôt connu pour la diversité des décors de ses façades. Mais pour la rue des Tuileries, prime l’embellissement du palais des Tuileries pour l’Expo Universelle.
Aussi, peut-on soupçonner Napoléon III de vouloir s’inscrire dans la lignée de son aïeul Napoléon 1er.
LA CALLE DE RIVOLI
La calle de Rivoli el resultado de un proyecto que naciò bajo el rey Louis XV, en el siglo 18. El rey queria reunir la plaza de la Concordia con el palacio del Louvre para disminuir el tràfico del antiguo eje principal Este Oeste de Paris. Pero la ciudad tendra que esperar hasta Napoleon Bonaparte, primer Consul en 1801 para que sea realisado el proyecto. Asì, la calle de Rivoli formò parte del gran proyecto de modernisaciòn de la ciudad de Parìs el futuro emperador Napoleon 1°. Pero, encontrò unos problemas y la construcciòn de los edificios se prolongò hasta la mitad del siglo.
Fue construida en 2 tramos : la parte Oeste desde la plaza de la Concordia hasta la calle del Louvre y el la parte Este desde la calle del Louvre hasta la estaciòn de metro San Paul, en el barrio del pantano, conocido hoy como el marais.
Las obras empezaron con el Oeste, en 1804. Al mismo tiempo, empezaron las obras para una cloaca. Los nuevos propietarios estaban obligados a respetar una serie de reglas impuestas por los arquitectos quienes eran Charles Percier y Pierre Fontaine, arquitectos oficiales de Napoleon Bonaparte. Las cargas eran : respetar la linealidad de la calle, construir segùn los planos de los arquitectos, respetar la sobriedad de las fachadas, la planta baja reservada a los comercios, pero los que no necesitaban un horno tampoco un martillo, para preguntas de securidad y de tranquilidad.
A pesar de no tener un gran excito los 10 primeros años, la situaciòn cambiò cuando se exiliò el emperador. La nueva poblaciòn post revolucionaria compuesta de banqueros, avogados, doctores, arquitectos, se precipitò para invertir en los ùltimos terrenos libres de la ciudad, osea en la calle de Rivoli.
Entonces, la construcciòn del primer tramo se acabò en 1835.
El Este fue realizado bajo el segundo emperio bajo Napoleon III° y el prefecto del departamento quien era el baron Haussmann. En 1854, empezaron las obras, de dia y de noche para que sea tarminada la calle para la inauguraciòn de la Exposiciòn Universal de 1855, la primera de una gran serie de exposiciones universales organizadas en Francia.
Hoy en dìa, la calle de Rivoli es muy frecuentada por los parisinos porque es un eje muy comerciante. Los turistas tambièn se pasean por la calle de Rivoli, pero especialmente por la partida Oeste, donde se encuentran las tiendas de recuerdos. Tambien se practica un turismo de lujo con unos grandes hoteles o palacios como el Meurice, el Gran Louvre o El Regina.