Autour du Louvre, La Place des Victoires en français,anglais et espagnol
LA PLACE DES VICTOIRES
La place des Victoires est un des plus beaux exemples de places royales, suivant la place des Vosges, la place Dauphine, suivie par la place Vendôme et la place de la Concorde.
Qu’est-ce qu’une place royale : une place fermée qui sert d’écrin à une statue royale.
Initiateur : François d’Aubusson (1625 – 1691), duc de la Feuillade, maréchal de France. Grand soldat, et grand courtisan, pour montrer son attachement au roi, il commande en 1681 une 1ère statue du roi Louis XIV au sculpteur d’origine hollandaise Martin Van der Bogaert, dit Martin Desjardins. Cette statue en marbre, représentant le roi vêtu à l’antique est offerte au roi et est exposée à l’Orangerie de Versailles
Puis le duc de la Feuillade demande une deuxième statue à Desjardins, cette fois en bronze doré, pour célébrer la paix de Nimègue intervenue en 1678, qui fait de Louis XIV le grand vainqueur de l’Europe. Pour mettre en valeur cette statue, il demande l’autorisation au roi et à la ville d’aménager une place dans un quartier qui jouxte l’ex palais cardinal, devenu Palais-Royal. La place portera le nom de place des Victoires.
LA STATUE
Description : la statue représentait Louis XIV en pied, vêtu du manteau du sacre, il foule de son pied droit un cerbère à trois têtes symbolisant la triple alliance (Hollande, Espagne, Autriche). Une victoire derrière le roi tient une couronne de laurier au-dessus de la tête du roi. Le piédestal de 7 mètres de haut est en marbre. Au quatre coins se trouvent une statue de captifs (représentant l’Espagne, la hollande, l’empire et le brandebourg). Quatre bas-reliefs rappellent la puissance du roi (la paix de Nimègue ; ’ambassadeur d’Espagne déclarant que son maître cède le pas au roi de France ; le passage du Rhin ; la prise de Besançon où le roi donne l’ordre à la Feuillade de s’emparer de la citadelle = la Feuillade associe sa gloire à celle du roi)
Les captifs et les bas-reliefs sont maintenant au Louvre
La statue est installée en 1685. A la révolution, la statue est fondue, mais les statues des captifs perçus comme des victimes du pouvoir absolu furent épargnés, recueillis par Alexandre Lenoir, placés aux Invalides de 1804 à 1962, puis dans le parc de Sceaux pour finir au Louvre en 1992.
Le 15 août 1810 on installe une statue à la gloire du maréchal Desaix, tué à la bataille de Marengo en 1800. Mais il est représenté nu à l’antique et la statue n’est pas très appréciée. Finalement en 1822 une nouvelle statue est réalisée par Bosio, statue équestre, le roi habillé en empereur romain. La queue du cheval sert d’appui, ce qui vaudra à la statue le surnom de « kangourou ». En 1827 deux bas-reliefs sont exécutés pour le piédestal, représentant « le passage du Rhin » et « l’institution de l’ordre royal militaire de Saint-Louis ».
Dans sa mégalomanie, le duc de la Feuillade avait prévu de creuser une fosse qui arrivait sous la statue, et il voulait se faire enterrer sous la statue. Ce projet n’aboutit pas.
LES FANAUX
Histoire d’en rajouter dans le grandiose, De la Feuillade fait installer 4 lanternes lumineuses autour de la statue et des lanternes tout autour de la place, qui devaient être allumées en permanence. Finalement les lanternes ne seront éclairées que la nuit, et le fils, pour faire des économies aura l’autorisation du roi pour arrêter l’éclairage après la mort de son père.
LA PLACE
L’architecte Jules Hardouin Mansart.
Le jour de l’inauguration, le roi absent envoie son fils aîné. La fête est fastueuse, avec tirs de mousquets et le soir feu d’artifice. Les bâtiments ne sont pas terminés et de grandes tentures imitent les façades. Une médaille commémorative (représentant d’un côté la statue, de l’autre le roi) est remise à chaque participant.
La place a la forme d’un fer à cheval, circulaire au sud et rectiligne au nord. Au moment de la construction, 2 hôtels sont conservés : l’hôtel de Rambouillet de la Sablière (ou Clairambault) et l’hôtel de Pomponne (ou de Massiac) détruit par le percement de la rue Etienne Marcel.
Mansart adopte l’élévation suivante : des arcades pleines à refends, composées d’un rez-de-chaussée et d’un entresol. 39 arcades servent de soubassements à 2 étages encadrés de pilastres colossaux à chapiteaux ioniques, couronné par les toits à pans coupés à lucarnes, avec une alternance des formes des lucarnes, un entablement plat – un entablement semi circulaire.
La percée de la rue Etienne Marcel en 1884 va défigurer l’harmonie de la place.
Au 19ème siècle, le quartier se spécialise dans le commerce du tissu, des soieries et de la chapellerie. La tradition de boutiques de mode se poursuivra au 20ème siècle, mais aujourd’hui la place a perdu de son prestige.
Hôtel de la Vrillière
Construit par François Mansart, devient Imprimerie Nationale avant de devenir le siège de la Banque de France en 1812. En 1924, on creuse dans la roche une salle souterraine de 1 ha, avec une voûte de 6 mètres – 720 piliers enrobés de cylindres pour l’écoulement des eaux. Cette salle est destinée à conserver l’or. En 1940, quand les allemands se rendront dans la salle, il l’a trouveront vide, la Banque de France avait déjà transféré l’or en province.
SQUARE OF THE VICTORIES
This circular in shape royal square was built to enhance the statue of the king Louis the 14th, well named as the Sun King.
The original bronze statue was a present from François of Aubusson, Duke of Feuillade, who wanted to show his respect and his devotion to the king. He ordered it to an artist called Martin Desjardin who had already created one in marble, earlier, also commissioned by François of Feuillade and offered to the King.
The statue illustrated the Historical context.
Indeed, in 1678 and 1679, the treaty of Nimegues is signed between the Triple Alliance and France at the end of the war of Holland. It gave to the king of France a central position and reinforced his power on European countries (Triple Alliance is Saint Empire, United Provinces and Spain.). Thanks to this treaty, the king enlarged his kingdom to the North gaining cities located at the border between France and Belgium such as Valenciennes, Ypres, also regions such as Artois and Franche-Comté.
The statue represented the king standing with sacrament coat and crowned by a victory, treading a monster with three heads under foot* which represented his victory on the Triple Alliance, hence the name of the square. The statue was pull down in 1792 by the revolutionaries, because they did not considered it as a masterpiece of art.
The pedestal was decorated with low-relieves and four sculptures representing slaves. These elements are now exhibited in the Louvre museum.
Then, in 1800, one of his Army officer, Desaix, dead during the battle of Marengo. To commemorate his engagement to the country, in 1810, Emperor Napoleon 1st erected a statue of him, naked in antic style. But people were chocked by the nudity and the statue has been replaced in 1822, under the king Louis the 18th by the equestrian bronze statue of the Sun King you can see now. The artist was François-Joseph Bosio.
The square, inaugurated in 1686 after a year of works, was designed by Jules Hardouin-Mansard. With all the characteristics of a royal square, respecting the dimensions between the statue and the square with closed and edged by buildings, to enhance the statue like a jewel case.
The original buildings were identical composed of 2 different levels :
- the first level divided in 2 floors with a mezzanine up the ground-floor between arcades and decorated with bounded wall* (rustication)
- the second level composed of 2 floors, the noble floor and a normal one, smaller, both decorated by colossal pilasters.
The last level was a cornice under a broken roof opened with dormer windows.
Nowadays, some of these buildings remain whereas others were destroyed in 19th Century to make new streets. Many of them have more floors than originally.
The district occupied by silk and textile shops in 19th Century continues its activity, guarantied by luxurious shops.
*Vocabulary :
To tread sth under foot : piétiner Jewel case : écrin
Partition wall : mur à refends
LA PLAZA DE LAS VICTORIAS
Durante el apogeo del reinado de Luis XIV, el duque de La Feuillade, Mariscal de Francia, pidío al escultor Martin Desjardins una estatua de pie del rey, que ofreció a Luis XIV (hoy conservada en el castillo de Versailles).
Algunos años más tarde, pidío al mismo escultor, una réplica de bronce para la cual hizó construir una plaza en honor a las victorias del rey. El famoso arquitecto Jules Hardouin-Mansart (quien realizó también la cúpola de la iglesia de los Inválidos, y terminó el palacio de Versailles) fue encargado de su construcción en 1685. Fue inaugurada un año más tarde.
Para la anécdota, el duque de la Feuillade murió cinco años más tarde, arruinado por aquella construcción.
Esta plaza, por primera vez, forma un círculo con mansiones que presentan la misma arquitectura, es decir una planta baja con arcadas, y dos pisos adornados con pilastros jónicos.
En el centro, se encontraba la estatua de Luis XIV en atuendo de coronación. El pedestal estaba adornado con bajo relieves. Pero en 1792, fue fundida. Los bajo relieves son conservados en el museo del Louvre.
La estatua ecuestre de Luis XIV que podemos ver fue realizada a petición de Luis XVIII, e inaugurada a principios del siglo XIX. Luis XIV está representado con ropa de emperador romano en un caballo encabritado, sobre un zócalo de marmól blanco.
Hoy, la plaza de las Victorias es un alto lugar de la moda y famosos diseñadores de alta costura como Kenzo tienen sus tiendas.