Le Marais(nord) Le Mont de Piété

Publié le par Remigin07

Le Mont de Piété

 

     Le premier est fondé en Italie à Pérouse par le moine Barnabé de Terni en 1462. Ce moine voulait combattre la mendicité. Le nom vient donc de l’italien « monte piéta » qui signifie crédit de piété. La traduction française est un peu différente. Un mont de piété permet aux plus démunis d’emprunter sur gage, à faible intérêt, voire même gratuitement.

En 1515, au Concile de Latran le pape Léon X reconnaît les monts de piété. Le premier à Paris est fondé en 1637 par Théophraste Renaudot.

 

     Après les décès de Richelieu et de Louis XIII, le Parlement met fin à cette institution. Il faut attendre le 9 décembre 1777 et Louis XIV pour qu’un nouveau mont de piété soit fondé à Paris. Il s’installe rue des Blancs Manteaux mais doit très vite s’agrandir et déménage rue des Francs-Bourgeois en 1784. A cette époque, le mont de piété dépendait de l’hôpital général (créé en 1656) qui réunissait plusieurs institutions attachées à l’éradication de la mendicité.

 

     Il est fermé à la Révolution. En 1804, Napoléon réorganise l’institution qui va connaître un très grand succès pendant tout le 19éme siècle.

     En 1918, il devient le Crédit Municipal et qui est maintenant une vraie banque.

 

Anecdote

     Au 19éme siècle, le succès est tel que ce n’est plus seulement l’antichambre de la misère. Le fils de Louis-Philippe, le prince de Joinville, aurait déposé sa montre pour honorer une dette de jeu. N’osant l’avouer à sa mère, il aurait prétexté l’avoir oubliée chez sa tante. D’où l’expression « chez ma tante » pour qualifier le mont de piété.

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Publié dans Paris Le Marais

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