Le Marais (nord) Madame de Sévigné : ses résidences parisiennes

Publié le par Remigin07

Madame de Sévigné : ses résidences parisiennes

 

    Marie de Rabutin-Chantal naît à Paris le 5 février 1626. Elle devient très tôt orpheline : elle n’a qu’un an lorsque son père est tué au cours du siège de la Rochelle et sept à la mort de mère. C’est son oncle maternel, Philippe de Coulanges qui se charge de l’élever. Celui-ci lui donne une solide instruction. Elle est toujours avide de connaissances et prête à apprendre. A dix-huit ans, elle épouse le Marquis Henri de Sévigné, dépensier et volage. C’est alors que commence pour elle une vie mondaine brillante. Elle est une jeune femme à la mode, dont la compagnie est recherchée.

 

    Elle réside en Bretagne, aux Rochers, propriété de son mari, mais se rend souvent à Paris. Elle se constitue un cercle d’amis : Madame de La Fayette, La Rochefoucauld, le Cardinal de Retz et Fouquet . Elle n’en néglige pas pour autant sa vie familiale puisqu’elle a deux enfants : une fille, Françoise-Marguerite et un fils Charles, respectivement nés en 1646 et 1648.

 

    A vingt-cinq ans, elle se retrouve veuve, mais poursuit son existence mondaine.  Elle met toute sa passion dans sa vie familiale. En 1669, sa fille épouse le Comte de Grignan et part le rejoindre en Provence. C’est le point de départ d’une importante correspondance.  Elle fait également de fréquents séjours au Rochers où elle retrouve son fils et à Grignan. C’est d’ailleurs là, auprès de sa fille qu’elle meurt le 17 avril 1696.

 

    Bien qu’elle ait souvent voyagée, Madame de Sévigné reste fidèle à Paris et à son quartier favori, le Marais, qui est à cette époque le lieu à la mode. Sa première résidence est son lieu de naissance, l’hôtel de Coulanges, place Royale, actuelle place des Vosges. Elle habitera par la suite, 8 domiciles :

 

- une dépendance de l’hôtel de Coulanges (aujourd’hui au 35-37 rue des Francs-Bourgeois), transformé depuis,

 

- 11 rue des Lions-Saint-Paul, avec son mari entre 1645 et 1650 (lieu de naissance de sa fille),

- rue Saint-Avoye (actuelle partie de la rue du Temple, comprise entre Michel-le-Comte et la rue Saint-Merri),

 

- 8 rue de Thorigny (hôtel disparu), avec sa fille et son gendre,

 

- 8 rue du Parc Royal, chez ses cousins Coulanges, entre fin 1671 et mai 1672, car la variole menace la rue Thorigny,

 

- 14 rue Elzévir (à cette  époque, rue des 3 pavillons), entre mai 1672 et 1677,

 

- 8 rue de Montmorency (alors rue Courtauvilain), la maison n’existe plus et était trop humide,

 

- sa dernière et plus chère résidence était rue de la Culture Sainte Catherine, devenue rue de Sévigné : l’hôtel Carnavalet qu’elle loue à un financier entre 1677 et 1696.

 

    Elle fréquente de nombreux salons littéraires se tenant dans des hôtels particuliers, le plus prisé à cette époque  étant l’hôtel de Rambouillet (rue Saint-Thomas du Louvre, actuellement dans la cour Napoléon du Louvre) détruit en 1848.
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Publié dans Paris Le Marais

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