Paris gothique, NDame, élévation
L’élévation de Notre Dame de Paris
Contrairement à la façade occidentale, l’intérieur de la cathédrale se divise en 5 nefs, divisées en 10 travées.
Les travées 1 et 2 : différentes des autres pour assurer une assise solide aux 2 tours du portail qui soutiennent les cloches entre autres et qui mesure 69 m. Piliers massifs cachés par des colonnettes qui donnent un rendu de légèreté.
Travées 3 à 9 : régulières. Elévation à 3 niveaux : grandes arches, ouvertes sur doubles collatéraux, triforium ouvert par triple baie séparée de colonnettes avec chapiteaux identiques, encadrées par pilastres, fenêtres hautes, remplies par des vitraux.
Voûte sexpartites sur plan carré : un croisée d’ogives s’étend sur 2 travées. Normalement, alternance de piliers forts et de piliers faibles pour soutenir les poussées de la voûte. Ici, décor allégé avec une répétition de 3 colonnettes sur les chapiteaux desquelles reposent les boudins des arcs doubleaux et transversaux, avec les arcs formerets qui sont cachés une travée sur deux. (Sinon, alternance de 3 colonnettes et 5 colonnettes.). Ces faisceaux de colonnettes descendent jusqu’aux chapiteaux des colonnes des grandes arcades sans interruption.
Ces colonnettes sont un élément essentiel de l’architectonique de l’édifice puisque elles allègent le mur en orientant les poussées vers les colonnes du 1er niveau dont les pierres utilisées sont en délit donc plus solides. Ainsi, elles participent à l’élévation de l’édifice toujours plus haut en donnant la possibilité d’ouvrir plus le mur et l’élévation de l’esprit car elles orientent l’œil vers le haut.
Les bas-côtés ou collatéraux :
Double collatéraux rythmé par colonnes massives de 2 types : colonnes simples et colonnes de diamètre réduit entourées de 12 colonnettes en délit qui supportent les poussées des voûtes quadripartites. Des chapelles latérales rajoutées au 13ème Siècle longent les bas-côtés. Cet ensemble double collatéraux / chapelles latérales empêche la lumière de pénétrer dans la cathédrale. Ceci incite au recueillement.
Il traverse le transept et se transforme en double déambulatoire. La difficulté pour l’architecte est de faire virer le double déambulatoire sans lui réduire sa largeur. Pour ce faire, l’archi utilisera des arcs en diagonal qui « sautent » d’un pilier à l’autre, ce qui allègera également la voûte pour le regard. Les chapelles rayonnantes sont ajoutées aux 13ème & 14ème Siècles.
Travée n°10 : élévation à 4 niveaux comme dans les bras du transept. C’est l’élévation d’origine de la cathédrale modifiée dès le 13ème Siècle pour plus de lumière. Elle se compose des grandes arcades, d’un triforium, d’un oculus sous les baies. L’oculus est fermé ou rempli de vitrail.
Conclusion : Notre Dame et sa nouveauté architecturale influencera de nombreux édifices jusqu’au 15ème Siècle. Cependant, elle sera décriée à cause de son manque de lumière. Au 17ème Siècle, les vitraux des fenêtres hautes seront remplacés par du verre blanc et les mûrs peints à la chaux pour attirer la lumière dans l’édifice.
Elle retrouvera toute sa splendeur au 19ème Siècle sous l’impulsion de Victor Hugo et son roman Notre Dame de Paris ainsi que Viollet-le-Duc, spécialiste de l’architecture du Moyen Age.