Ste Chapelle,Conciergerie&PalaisJustice, La Conciergerie : la prison à la révolution
La Conciergerie : la prison à la révolution
Que s’y est-il passé pendant la Révolution ?
- Lors des émeutes de Septembre 1792, des détenus de la Conciergerie sont mis à mort dans la cour des Femmes.
- Les bâtiments sont aménagés pour incarcérer les suspects et les condamnés (plus prés du tribunal).
- La galerie des Prisonniers (comme on a appelé le couloir où ils étaient retenus) est l’antichambre du Tribunal révolutionnaire
- De janvier 1793 à juillet 1794 (la Terreur), à peu prés 2800 prisonniers iront de la Conciergerie à la guillotine.
Les Girondins
- députés à la Convention : républicains belligérants, surnommés ainsi car ils viennent de Gironde et des environs, aussi surnommés les Brissotins (chef)
- la Convention : assemblée élue au suffrage universel, ayant tous les pouvoirs. Elue en septembre 1792.
- Ils sont opposés aux Montagnards (nommés ainsi car en haut sur les bancs de l’assemblée) qui sont essentiellement des bourgeois pro république.
- Ils prônent la guerre contre les Prussiens et les Autrichiens. Ils installent Dumouriez au poste de ministère de la Guerre mais ça ne plait pas à Robespierre.
- En janvier 1793, lors du procès de Louis XIV ils se montrent cléments ce qui va beaucoup déplaire (soupçon de royalisme, tiédeur républicaine).
- Leur côte ne s’arrange pas à cause de leur opposition à l’institution d’un tribunal révolutionnaire et de la situation militaire.
- 29 députés girondins sont arrêtés le 2 juin 1793 à la Convention. Ils ne sont pas tous arrêtés et certains organisent des révoltes en Normandie, à Marseille, à Caen, à Lyon.
- Le procès des 21 Girondins arrêtés a lieu du 24 au 30 octobre 1793, ils sont tous exécutés le 31 octobre 1793.
- Quelques noms : Brissot, Vergniaud, Gensonné, Mme Roland, Charlotte Corday (influencée), Pétion de Villeneuve
Marie-Antoinette
- Elle est transférée du donjon du Temple (elle y était depuis un an) à la Conciergerie le 2 août 1793.
- Elle est enfermée dans un cachot donnant sur la cour des Femmes.
- Le mobilier est sommaire : un lit, une cuvette, une table, un tabouret et deux chaises.
- Elle a très peu de linges : sa robe de deuil, un déshabillé blanc (exécution), quelques chemises, des mouchoirs,…
- Elle passait ses journées à lire et à prier.
- Elle est constamment surveillée par deux gendarmes, elle n’a aucune intimité.
- Plusieurs complots sont ourdis : le plus connu est « la conspiration de l’œillet ». Le marquis de Rougeville venu voir la reine laisse tomber un œillet dans lequel se trouve un petit mot lui disant que son évasion se prépare. La reine confie sa réponse à un gendarme qu’elle croit de confiance mais qui la trahit.
- Suite à cette affaire, elle est transférée dans une cellule plus éloignée de l’entrée le 14 septembre 1793.
- Le 15 octobre 1793 commence son procès. L’accusation est menée par Fouquier-Tinville, l’accusateur public.
- Il l’accuse de beaucoup de choses : relations avec l’étranger, intrigue contre le roi et de trahir la France. L’accusation la plus terrible pour Marie-Antoinette est celle d’inceste. La reine ne réagit pas et quand on lui demande pourquoi elle répond : « Si je n’ai pas répondu, c’est que la nature se refuse à répondre à une pareille inculpation faite à une mère. J’en appelle à toutes celles qui peuvent se trouver ici. » Le public présent est très ému.
- Elle garde une attitude très digne, malgré les surnoms qu’on lui donne « l’Etrangère », « l’Autrichienne ».
- Ca ne suffit pas. Elle est déclarée coupable de relations avec l’étranger et de trahir la France. La condamnation à mort est prononcée le 16 octobre à 4h du matin.
- On ramène Marie-Antoinette dans sa cellule, elle écrit une lettre à sa belle-sœur Mme Elisabeth (testament).
- Elle est guillotinée à 12h15 en place de la Révolution aujourd’hui place de la Concorde.
La chapelle dite des Girondins est fondée selon un vœu de Louis XVIII à l’emplacement de la première cellule de Marie-Antoinette (agrandit pour des raisons d’espace).
La Conciergerie servit de prison jusqu’en 1914. Outre Marie-Antoinette et les Girondins de nombreuses personnalités y furent incarcérés dont Philippe Egalité, Robespierre.