Giotto, le baiser de Juda

Publié le par Remigin07

GIOTTO :           Le baiser de Juda en l’arrestation de Jésus

 

 

Introduction

 

« Le baiser de Juda » une des 38 fresques se trouvant dans la chapelle  « Scrovegni » à Padua, ville dans la région de Veneto.

 

Goitto di Bondone, né à Colle di Vespignano en 1266 et mort à Florence en 1337. Fut l’élève de Cimabue et il rompit définitivement  avec l’influence byzantine en donnant à ses peintures une émotion et une perspective jamais atteintes auparavant.

 

Il invente une illusion de profondeur par des effets de perspective et de raccourci et donne à ses personnages une humanité vivante.

 

C’est une peinture pariétale « al fresco ». Fresque de 200 cm de longueur  sur 185 cm de largeur.

 

Elle à été faite entre 1304 et 1306, et elle à été commandé par Arrigo Scrovegni, issu d’une riche famille de Padua qui voulait agrandir la petite Eglise Santa Maria della Carità, pour racheter la mémoire de son Père, usurier de fâcheuse réputation. Elle se trouve à l’emplacement d’une vieille arène romaine, d’où son nom Arena.

 

Les 38 fresques son en très bon état et le « Baiser de Juda » se trouve sur le bas côté sud de la nef.

Cette scène fait partie d’un récit iconographique relatant le nouveau et l’ancien testament.

 

ANALYSE ICONOGRAFIQUE

 

·                    La scène se situe dans le jardin de Gethsémani à Jérusalem le jeudi saint à la nuit tombée.  Les sources viennent des évangiles canoniques, d’on celle relaté par Saint Mathieu.

 

·                    Elle mont en scène Jésus, Juda, un des 12 apôtres qui pour 30 deniers va vendre son maître aux pharisiens, et au grand Prêtre Caïphe, représentés par les gardes portant  lanternes, torches et armes,

 

·                    Contrairement à la lecture normale occidentale de gauche à droite, cette scène se lira de droite à gauche.

 

·                    En effet, l’usage systématique du profil  (pas une figure n’est vire de face) est utilisé pour déconcerté le regard et accroître l’impression d’agitation et  de désordre qui doit produire la scène.

 

·                    Giotto s’est ici attaché à peindre non  tant le moment du baiser que l’instant qui suit la trahison.

 

·                    Les soldats ont en effet déjà pris position autour de Christ, et l’anneau sombre de leur casque de fer se resserre autour de lui (effet de raccourci) …

 

·                    Dans un accès de rage, Pierre tranche d’un coup de glaive l’oreille de Malchus serviteur du grand Prêtre.

 

·                     A gauche du tableau, les apôtres tentent de fuir, un ennemi dont il ne nous est pas donné de voir le visage (avec un capuchon), tente de retenir l’un de deux par la robe.

 

·                    Cet élan vers la gauche marque une exception par rapport au mouvement habituel du cycle vers la droite.

 

·                    Parmi la foule massée à l’extrême droite de la fresque, on reconnaître le prêtre qui figurant dans les « Marchands chassés du Temple »

 

·                    Au centre de ce tourbillon humain, comme dans le calme qui règne au cœur d’un ouragan, le Christ et Judas se tiennent « face à face ».

 

·                    Le corps du Christ est presque entièrement dissimulé par le vêtement jaune de Judas (couleur de la traîtrise).

 

·                    Les visages de traître et du trahi constituent le centre attractif du récit.

 

·                    Judas a les traits du visage d’un laid qui accentue l’idée du mal, alors que l’énergie du visage du Christ est contenue dans son, regard digne et profond.

 

·                    Le grand manteau jaune de Judas qui enveloppe Jésus, devient l’emblème d’une force prévaricatrice à laquelle s’oppose fièrement le visage du Christ.

 

·                    Giotto dépouille ici l’iconographie chrétienne de la statique hiératique des Byzantines en conférant aux épisodes bibliques l’apparence de faites réels s’étant produit sous ses yeux.

 

·                    De ses compositions sacrées, il introduit les individus qu’il voit autour de lui, grand sens de l’abstraction de l’attitude humaine et quotidienne dans la rue mis en exergue dans cette scène.

 

 

ANALYSE FORMELLE

 

1)                 Composition

 

A une époque où on peine à disposer  dans l’image des nombreux personnages, et les expériences de perspective sont à leur début, Giotto établit sur plusieurs angles parallèles au plan de la peinture, la foule des soldats et des apôtres autour  de Jésus et de Judas.

 

·                    Au fond seul les casques des soldats sont visibles. Par dessous les  têtes des soldats placés  devant font un effet de raccourci.

 

·                    A droite,  4 profils se découpent, échelonnés en  oblique dans la profondeur, donne un effet de perspective.

 

·                    Effet de profil, qui accentue l’effet de mouvement et d’agitation qui contraste avec la scène centrale.

 

·                    Pour la première fois, aucun décor n’est pas donné.

 

·                    Forme géométrique monumentale reprise dans la dureté des visages des autres personnages présents, et dans les diagonales dessinées par les torches et les lances qui contrastent avec l’étreint étroit entre  le Christ et Judas, construit  par le manteau jaune qui les réuni.

 

2)                 Les couleurs

 

 

Giotto utilise la juxtaposition des couleurs complémentaires, qui marquera la peinture locale durant tout le XIVème siècle et au-delà jusqu’au Mantegna (XVème s.)

 

·                    L’artiste rapproche le vert du rouge (Christ et le soldat derrière lui)

·                    Le jaune du violet (manteau de Judas)

 

Ayant compris que selon la lumière, les couleurs changeant d’intensité et de qualité, il coloria les ombres.

 

·                    Les manteaux rouges  ont ainsi des plis nuancés en maure

 

Giotto est le première peintre à utiliser la couleur bleu pour designer le ciel (c’était doré), il à coupé l’epace en deux el l’a souligné avec des diagonales.

 

Giotto exprime plastiquement les conflits des passions à l’heure de la haine et la vengeance, en usant la vive intensité des couleurs juxtaposées de façon discordante.

 

·                    Le malandrin qui empeigne l’apôtre

·                    Pierre donnant un coup d’épée à Malchus

·                    Les soldats s’apprêtant à saisir le Christ

·                    Caïphe montrant des doigts à la lumière des torches

·                    Le Christ submergé par la foule

 

 

 

Conclusion

 

Giotto es considéré comme le véritable fondateur de la peinture moderne, c’est le première à s’être affranchit du hiératisme byzantin, qui à introduit dans ses fresques l’espace à trois dimensions (reprise par les peintres de la Renaissance), qui a conféré les mut a ses personnages et innova dans l’emploi des couleurs.

Comme encadré dans l’architecture, ses fresques seront les vrais précurseurs de la peinture sur chevalet de l’école du nord au VXème siècle (Van Eck)

Publicité

Publié dans Peintres

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article